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Le Blog de Marcus Da Writer

POESIE : MERE AFRIQUE

25 Octobre 2013 , Rédigé par Da Writer Publié dans #Poesie

Credit Photo : SIT PICTURES

Credit Photo : SIT PICTURES

TITRE : MERE AFRIQUE

Extrait du Récueil de Textes : Quand je me mets à penser les mots.

Auteur : Marcus da Writer

Année : 2013

J’ai eu écho de vos cours d’histoire,
Et je constate que mes fils sont des poires,
J’ai entendu ce que vous les faites croire,
Et combien rusés, vous le
s faites choir.


Vous les avez ôté la foi et l’espoir,
De se voir un jour, hors du noir ;
Vous avez pris pour vous toutes les gloires,
Et les avez fait croire qu’ils sont sans victoires.

Vous dites que je n’avais ni histoire, ni civilisation,
Aucun savoir, et pas la moindre orientation,
Alors, vous aviez pris mon éducation pour mission,
Et pour m
e dompter, vous aviez opté pour l’action.


Vous aviez fait de votre ruse une ostentation,
Et aviez usé de ma naïveté pour la tentation,
Parmi mes fils, vous aviez installé des tensions,
Qui, jusqu’à ce jour, me donnent l’hypertension.

Sans broncher, j’ai accepté de subir,
Mes fils ont été contraints de souffrir,
Vous les aviez pris et traités comme des sbires,
Le
urs vies et âmes, ils ont dû tout offrir.


Il n’a pas été aisé de vous assouvir,
Mais par la révolte vous aviez dû l’abolir,
Cette traite amère que mes fils durent subir,
Et enfin leurs yeux purent s’ouvrir.

Vous ne les aviez pas laissé le choix,
Vous les aviez par contre laissé porter votre croix ;
Certains restèrent, et d’autres revinrent vers moi,
Car ils a
vaient le souci de se bâtir un vrai toit.


Aujourd’hui, vous vous demandez pourquoi,
Je n’ai toujours pas trouvé ma propre voie,
Vous dictez des lois où je n’ai pas de voix,
Et vous plaignez que je sois pour vous un poids.

Voilà que mes fils désirent aller chez vous,
Comme vous étiez venus trouver mieux chez nous,
Mais à vos frontières vous avez mis des garde-fous,
Pour
éviter qu’ils débarquent comme des poux.


Vous ricanez lorsqu’ils vous implorent à genoux,
Et vous plaignez lorsqu’ils empruntent des voies che-lou
Vous voulez les garder sous votre joug, pour qu’ils vous louent
Et quand ils résistent, vous leur dites « rentrez chez vous »

Pourquoi empêcher mes fils de pactiser ?
Pourquoi l’accès à vos terres leur est refusé ?
Pourquoi une fois chez vous, ils sont paralysés ?
Pourquoi tous leurs rêves semblent brisés ?
Pourquoi leurs connaissances ne sont pas prisées ?
Pourquoi vouloir qu’ils soient de tous, la risée ?
Pourquoi leurs plaintes sont toujours insonorisées ?
N’aviez-vous pas, sur mes terres, été toujours aisés ?

Sachez que je suis toujours la même mère Afrique,
Celle que vous n’achèterez jamais malgré tout votre fric,
J’ai longtemps toléré toutes vos honteuses critiques,
Plus question que mes fils vivent cette vie tragique.
Autant vos fils sont brillants, autant les miens le sont,
Ils ne seront plus jamais les proies de vos hameçons,
Ils réussiront chez vous, vous le savez de toute façon,
De votre ingratitude à mon égard, j’ai enfin retenu la leçon.

Je n’ai peut-être pas votre haute technologie,
Je n’ai pas la mait
rise de toute votre magie,
Mon teint noir peut sembler inférieur au vôtre,
Mais votre cœur noir sera toujours inférieur au nôtre.


Vous vous battez farouchement pour nous désunir,
Car vous avez peur que nous puissions aussi vous punir,
Mais sachez que dans cette vie, chacun à son tour,
Un jour, le soleil se lèvera sur
d’autres tours.

Da Writer

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