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Le Blog de Marcus Da Writer

CONVERSATION AVEC MOI-MEME : CES PENSEES QUI ME TARABUSTENT

21 Janvier 2014 , Rédigé par Da Writer Publié dans #Chroniques, #Conversation avec moi-même

Une vingtaine d’années : voilà l’âge que j’ai. Les optimistes me diront que je n’ai pas de raison de m’en faire, car, pour sûr, il me reste plus de jours devant que je n’en ai derrière moi. Je le sais, ou du moins, je l’espère. Pourtant, cela n’empêche pas mon esprit d’être tarabusté par mille et une questions. Je m’interroge sur le monde qui m’entoure. Je m’interroge sur la vie que je mène. Je m’interroge sur la vie des autres, et sur le sens de l’existence. La mort, je le sais, est une évidence, alors, je n’y pense pas, du moins, pas comme le font certaines gens. Ce qui m’importe, c’est la vie. Ma vie. S’il est vrai que je suis de ceux qui clament que la vie a un sens, n’en demeure pas moins que m’habite la crainte de ne point trouver de sens à la mienne. Je suis jeune, certes, et j’ai encore, si tout va bien, de nombreuses années devant moi ; mais est-ce une raison pour ne point être inquiet ?

Des fois, pour faire comme les autres, je feins l’insouciance et me mêle à la masse des cœurs légers. Alors, les politiques et leurs décisions ne m’intéressent plus ; je ferme les yeux sur les tares et les vices, et ne me soucie plus de celui qui, à quelques kilomètres de moi, vit dans la géhenne. J’éteins mes inquiétudes et deviens indifférent aux appels des âmes mal nées, et je me focalise sur l’instant, rien que sur l’instant. Je regarde le monde, je regarde la vie, je regarde les gens, et tout me parait soudain plus beau, comme si, d’un geste de Sa main puissante, le Divin avait effacé toutes les raisons qui font qu’on n’arrive pas à jouir à outrance du bonheur qui nous est imparti. Mais ces moments d’insouciance, d’apathie, de paix intérieure, ne durent jamais bien longtemps. La réalité me rappelle bientôt, et je replonge dans mes sempiternelles questions.

Pour vivre heureux, il faudrait avoir tous ses cinq sens éteints. Car, chaque fois qu’on regarde le monde, l’on voit inéluctablement une chose s’en détacher et venir déteindre sur notre bonheur. Cette chose laisse sur notre bonheur une tâche qui ne disparait qu’en faisant le bonheur de l’autre, c’est-à-dire celui d’où provient la chose en question. Or, il est plus facile de faire son propre bonheur que de faire celui d’un autre. Pourtant, l’équanimité veut à ce que notre bonheur dépende de l’autre, et le sien de nous. Voilà pourquoi être heureux dans ce monde est un véritable parcours du combattant. Notre bonheur est tributaire de celui de l’autre. On n’est pas heureux lorsqu’on est aimé, tout comme on ne l’est pas lorsqu’on aime ; on n’est heureux que lorsqu’on aime une personne qui nous aime en retour. De fait, autant mieux ne point vouloir être heureux, si l’on veut se suffire soi-même. Un clin d’œil aux racistes et à tous ceux qui pensent que seule leur personne compte.

Ces pensées parfois me fatiguent. Le bonheur me fatigue. D’ailleurs, j’ai arrêté d’y penser, et même de le chercher, car je me dis, si ça se trouve, le bonheur ne nous a jamais quittés. Je crois qu’il est comme notre ombre. Il nous accompagne tous les jours, mais on ne le remarque que lorsqu’une source de lumière nous éclaire. Or, puisque notre ombre est toujours là, même dans l’obscurité la plus parfaite, il y a peut-être lieu de croire que le bonheur est aussi toujours là, même dans les difficultés les plus insupportables ! Et si cela est vrai, il est donc inutile de le chercher ailleurs, puisque seule la foi peut le faire apparaitre, comme une lampe qui s’allume soudain dans l’obscurité la plus parfaite.

Je me dis souvent que je pense trop, et bien souvent de travers. Je m’intéresse à des questions qui, si cela se trouve, ne sont pas mon âge. Je n’ai qu’une vingtaine d’années, après tout ! Je devrais peut-être, comme me le conseillent certains, faire comme tous les jeunes de mon âge, c’est-à-dire me poser les questions que se posent les jeunes de mon âge. Mais à quoi s’intéressent les jeunes d’aujourd’hui ? A quoi s’intéressent ceux qui, comme moi, n’ont qu’une vingtaine d’années ? Je me le demande car, souvent, lorsque je regarde autour de moi, j’ai l’impression, à la différence des autres, de vivre à côté de ma vie. J’affectionne plus la solitude que la compagnie des gens. Et tous les moments où je me retrouve seul sont des prétextes de recueillement. Isolé du monde, dans une atmosphère calme et propice à la méditation, je m’interroge. Les questions, comme des gouttes de pluies, pleuvent dans ma tête, tambourinant sur mon cerveau avec impétuosité. Je me mets à penser des solutions à des problèmes qui ne me concernent pas ; des problèmes dont je ne fais pas les frais. Et ce sont bien souvent des questions qui me dépassent. Des questions que, lorsqu’on n’a qu’une vingtaine d’années, habituellement, on ne se pose pas.

Comment mettre fin aux guerres qui enlèvent leur vie à des innocents ? Comment aider les femmes et les enfants dont la vie est un perpétuel enfer ? Quid de celles qui subissent des agressions physiques et sexuelles ? Quid des enfants qui n’ont pas la chance d’aller à l’école, soit parce que leurs parents n’en ont pas les moyens, soit parce que ces derniers les destinent à des tâches pas de leur âge ? Et ces jeunes qui investissent leur temps et leur énergie dans les études, et qui se retrouvent par la suite sans emploi, avec, pourtant, des diplômes parsemant les murs de leur chambre ? Quid de ceux-là qui voient leur avenir hypothéqué, parce qu’ils n’ont pas eu le malheur – oui, le malheur – de faire de longues études ? Et tous ces gens qui, après l’avoir cherché de toutes les manières, ont perdu l’espoir de trouver un jour le bonheur ? Comment les aider, les rendre heureux, afin que je puisse, à travers leur bonheur, être moi aussi heureux ? C’est autant de questions que je me pose. Mais je ne suis pas naïf. Je sais qu’à moi tout seul, je ne pourrais jamais venir à bout de tous ces problèmes, d’autant que dans ma propre vie, certaines questions attendent encore de trouver des réponses.

Le spirituel n’échappe pas à mes interrogations. Cependant, contrairement aux questions terrestres, celles-ci trouvent aisément des réponses dans cette dimension de l’esprit, impossible à expliquer de manière rationnelle, que l’on appelle la foi. Toutefois, à la différence des religieux des temps modernes, je n’ai ni la capacité, ni l’envie de passer des journées entières à ne parler que de spiritualité, en oubliant que l’être humain est aussi fait de chair, et que par conséquent, il est des besoins charnels qui doivent être assouvis. J’estime ceux qui ont voué leur vie à la spiritualité, car je pense que, chacun de nous a une vocation, et se doit de la trouver et de s’en tenir. Tel que l’on n’ira pas traire une jument pour avoir du lait, et monter une vache en espérant qu’elle nous mène en voyage, l’on ne saurait vouloir que nous soyons tous des gens essentiellement consacrés à la spiritualité. L’important, je pense, est d’en avoir, de spiritualité, et de Lui accorder le temps qu’Il mérite. Cela ne veut pas dire qu’il nous faut fuir la vie, car, s’Il a voulu qu’on y vive, en dépit de tous les problèmes, de toutes les tentations, et de tous malheurs qui s’y trouvent, c’est pour une raison bien connue de Lui. S’Il avait voulu que nous ne soyons que des hommes de foi, Il nous en aurait tous donné la vocation. Comme le disait l’autre, Dieu n’a fait qu’ébaucher l’homme, c’est sur terre que chacun se crée.

Aujourd’hui, je n’ai plus besoin d’attendre qu’on me le dise, ou qu’on le reconnaisse, je sais que je suis un homme bon. Peut-être que je ne suis pas une bonne personne, car nous commettons tous des erreurs, et bien souvent sans le vouloir, mais cela ne fait pas de moi moins qu’un homme bon. Ce qui est dommage cependant, c’est que cette bonté dont je m’efforce de faire preuve n’atteint pas les niveaux que je lui veux. Le plus souvent, lorsque je suis seul, c’est ce qui me chagrine. Je me dis toujours que s’il est bien de donner du pain à celui qui a faim, il serait cependant meilleur de lui donner un moyen de gagner son pain chaque fois qu’il sentira la faim s’emparer de lui. Mais que faire si je n’ai que du pain à lui offrir ? Devrais-je, parce que je veux être un homme bon, lui donner tout le pain que je possède, au risque d’être, demain, dans la même situation que lui ? C’est cette impuissance face à certaines situations du genre qui me révolte. Vouloir donner alors qu’on n’a pas suffisamment soi-même, c’est un suicide. Or, ne pas donner, sachant que personne d’autre ne donnera, c’est être indifférent à la souffrance de l’autre. Comment être heureux dans ces conditions-là ? Doit-on aussi accepter la souffrance comme on accepte l’évidence d’un coucher de soleil ?

Nous vivons dans un monde gouverné par l’argent, quoi qu’en dise les gens. On nous a conditionnés de telle sorte que, devant une certaine somme d’argent, il nous est aisé d’oublier nos valeurs les plus chères. Les gens vendent père et mère, trahissent frère et sœur, et livrent leurs enfants pour quelques maudits billets de banque. L’argent nous gouverne. Parfois, je me dis qu’il me faut gagner encore plus d’argent pour venir en aide à plus de gens. Mais, lorsque je reviens à moi-même, je me demande si l’argent est vraiment la solution aux problèmes des gens. Apparemment, il l’est. L’on nous dit de ne pas être motivés par l’argent, or, de nos jours, c’est bien l’argent qui règle tous les problèmes. C’est par l’argent que les gens jurent, et par et pour l’argent qu’ils meurent. C’est plus par amour de l’argent que par amour du savoir que les gens aujourd’hui font de longues études. Ils savent que – ou plutôt ils se disent que – leurs diplômes équivaudront à une situation heureuse, laquelle leur ramènera de l’argent. C’est aussi plus pour l’amour de l’argent que de son prochain que les gens aujourd’hui se marient. Une situation honorable assure un mariage honorable et une vie honorable. Pourquoi donc s’encombrer de l’amour, lorsqu’on peut tout simplement acheter des sentiments ? L’on a aujourd’hui troqué le bonheur contre l’argent. Ce n’est plus le bonheur que l’on poursuit, mais l’argent. Or, l’argent, une fois qu’on l’a, s’en séparer est inimaginable. Comment faire pour trouver le juste milieu ?


A suivre...

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DIOUF 21/01/2014 07:07

Bien. Bel article. J'ai encore pris le temps de lire et d'essayer de comprendre. Mais permettez moi d'apporter un point de vue, non un éclaircissement, concernant la manière dont vous avez parlé de spiritualité. Il y'a une réelle confusion, je pense, la dessus. C'est un amalgame qui relève d'une parfaite ignorance des religieux des temps "anciens" que de penser que les "religieux" des temps modernes consacrent plus de temps qu'eux à discourir sur la spiritualité que sur autre chose (le matériel, peut être?). Les faits sont là. Ils sont palpables. D'ailleurs, ne dit-on pas que notre monde moderne est très particulier du fait que la spiritualité est en crise sans précèdent? On n'en parle plus. On en pratique plus. Donc au contraire, ce sont les "anciens", depuis la Grèce de l'antiquité, qui consacrèrent toute leur vie à l'ascétisme, donc à la spiritualité.
De surcroît, la spiritualité n'interdit pas d'assouvir ses besoins charnels. Elle sait que l'Homme est composé d'une âme et de la matière (les grecques même le savaient). Donc ce serait marcher vers sa défaite certaine que de vouloir contraindre l'homme de satisfaire ses besoins dont vous parlez. Cependant, la spiritualité enseigne la manière dont il faut les satisfaire. On ne peut, si on est Homme humain, satisfaire nos besoins charnels comme bon nous semble (?).
Oui, "l'important, c'est d'en avoir" , je suis parfaitement d'accord avec vous. Il faut en avoir. Mais en avoir et s'en servir. Tout outil qui ne sert pas à construire la vie, n'a pas raison d'être.
Fuir la vie? Non! Comment pourrait-on la fuire? Par le suicide, peut être?
Il est très important, je pense, que souvent l'on intervienne sur ces genres de questionnements. Parce que, vous savez, je l'avais dit quelque part, nous sommes des artisans de la terre sur la terre.
C'est une raison bien connu de Lui, si on vit (vous faites allusion à DIEU?). Oui, c'est vrai. Mais aussi c'est une raison que nous devons, sommes obligés de connaitre. Connaître le sens de sa vie: voilà ce qui est obligatoire.
Aucun livre saint, aucun grand home dans le monde spirituel, n'a dit qu'il faut ignorer la vie. Mais il faut savoir vivre humainement. Je dis bien humainement.
Beaucoup de chose à dire. Mais je m'en vais en cours.
Je vous remercie de l'article. J'ai encore appris de vous.

Marcus 13/02/2014 02:09

Bonjour Passe Partout,

Je commencerai par dire que tu t'es trompé d'article lol! Celui-ci parle de mes réflexions, ces conversations avec moi-même. Celui du livre se trouve ailleurs. Mais ce n'est pas grâve.
Je ne suis certainement pas sociologue, mais j'aime bien observer les gens, et essayer au mieux de lire quels types de personnes ils sont. C'est une activité qui me passionne assez, et je pense que tu as dû t'en rendre compte, ou du moins le voir dans mes relations avec les autres.
Pour ce qui est du français, beaucoup croiront que c'est ma langue maternelle, alors que ce n'est pas le cas. J'ai commencé à apprendre le français à l'âge de 4 ans. Avant cela, je ne comprenais pas un seul mot de cette langue. Et pendant tout le temps qu'a duré mon apprentissage, je n'ai cessé de m'améliorer, tout d'abord parce que j'avais trouvé une certaine panacée dans la lecture, et ensuite parce que j'aimais écrire... bien écrire, devrais-je dire. C'est parce que j'ai fait ce travail sur moi-même que j'arrive à me faire comprendre avec plus ou moins une certaine aisance.
Beaucoup de jeunes ont des problèmes pour ouvrir un bouquin, parce qu'on ne leur donne pas à lire des bouquins qui les interpellent, qui leur plaisent. Moi, très tôt, j'ai sauté sur des romans qui m'ont très vite captivé. J'en parle dans ce livre que je publie. J'ai trouvé dans la lecture un havre de paix, et mes moments de lecture m'étaient très chers. C'est à force de lire que j'ai pu concevoir des histoires. Et c'est à force de lire que j'ai pu me faire ma propre opinion des choses, dégagée de celle d'autrui. C'est encore à force de lire que j'ai pu organiser mes idées, et que je suis à même de les transcrire en mots, que ce soit en français, en anglais, ou dans une quelconque autre langue que je comprends, ou dans laquelle je me débrouille. C'est donc la volonté qui a fait de moi celui que je suis.
En ce qui te concerne, sans vouloir te jeter des fleurs, tu es une personne qui m'a beaucoup inspiré. Tu as une manière de penser qui sort carrément du cadre habituel, voilà pourquoi j'aimais échanger avec toi. J'ai beaucoup appris de toi, et je n'ai pas manqué de parler de toi lorsque cela était nécessaire. Cela pour dire que nous avons tous des choses à donner. Seulement, parfois, nous minimisons ce que nous avons. Je ne multiplierai pas inutilement les mots, mais je suis certain d'une chose, c'est que tu atteindras tes objectifs, parce que tu as ça en toi. Et entreprendre, comme tu dis, je t'ai vu le faire plus d'une fois. Tu as donc cela aussi en toi. Ne change juste pas, et améliore-toi. C'est tout ce que je puis te dire.

Pour ce qui est de ta suggestion, j'y ai songé en écrivant, voilà pourquoi j'ai dit vouloir être le plus compréhensible possible. Mais cela ne veut pas dire que j'ai écrit de manière très simpliste, car il ne faut pas minimiser les enfants. Je pense que les pousser à chercher quelques mots ou expressions ne fera que les grandir. C'est par le même procédé que j'ai moi-même enrichi mon vocabulaire.

Mes amitiés,
Marcus.

Passe partout 13/02/2014 01:35

pardonnez moi j'ai pas pris le temps de relire mes écris

Passe partout 13/02/2014 01:30

bon soir mon frère, j'avoue que tu fait mon sport préféré qui est la réflexion.
dans ma modeste vie, je me suis toujours fixé comme objectif de devenir un grand homme, pas avec le nombre d'age, mais par ma pensée et mes écris. J' ai pas eu la chance d’être booster par un grand frère pour aller jusqu'au bout. C'est vrai quand tu dit que les jeunes aujourd’hui ne lise plus; ceci s'explique par de nombreux facteurs liés à la paresse. Il ne faut pas dire que c'est à cause des NTIC; au contraire cela doit contribuer au développement de nos maniéré d'apprendre. Je sait pas si j'aime ou je déteste la lecture, car j'ai jamais rien lu depuis que je suis à l'école. Le seul roman que j'ai pu terminer est celui Mariama ba: une si longue lettre. Je pris le temps de le terminer car je voyais la réalité africaine se reflétait sur ces lignes. En plus je devais faire un exposé en classe.
malheureusement pour moi, aujourd'hui, je souffre énormément pour écrire une bonne phrase en français. L'orthographe n'est jamais au rendez-vous, et la plupart du temps; mes mots ne sont que du wolof traduit en français. Aujourd'hui, le bon Dieu m'a montré la voie car, j'ai eu la chance d'habiter dans la même chambre que toi à l'université et, peut être que tu l'a jamais remarqué, mais j'ai toujours appliqué ma sociologie sur toi en observant travailler, bouquiner et écrire à n'a finir. Cela me toucher beaucoup car je me demander tout le temps mais comment il fait pour écrire 75 page en un matin avec cette langue: le français qui est pour moi très compliquée. Je me rappelle encore quand tu me parlais de ton auteur préféré; j'en est jamais eu car j'ai jamais rien lu.aujourd'hui s'il y'a une chose qui fait que je tienne au étude c'est ma volonté de devenir un grand homme, car j'ai pas peur d'exposer ma pensée et mes écris au grand publique. Je sait que je parle très mal le français mais, je sait qu'a même que j'ai de bonnes idées. une des chose que j'ai remarqué aussi avec nos dirigeant il maitrisent la langue de molière mais il n’ont pas de bonnes idées. Il faut juste parler un bon français pour être un leader dan ce pays.
Je tenais à partager avec toi ces quelques lignes qui représente l’être qui ne cesse de cogiter à l’intérieur de moi même.
Je suis très touché par tes ambitions et il faut continuer dans ce sens,car ce que bon nombre d'étudiant ignore c'est que l'université, en tout cas pour et je l'ai une fois dis à un de mes prof, n'est pas une école qui forme des travailleurs, mais plutôt un univers qui prépare des entrepreneurs. Ceci pour dire il faut chercher que le savoir et aller réaliser son rêve qui est d'ouvrir sa propre "chose". C'est ce qui nous différencie d'ailleurs des étrangers, ils étudient pour avoir leur propre entreprise alors que nous c'est pour aller chercher du travail après.
Juste une suggestion, ce livre sera lu par toute les génération, donc pense à alléger le français pour ton petit frère. MERCI

Marcus 21/01/2014 18:29

Bonjour Diouf,

Je commencerai par vous remercier de votre contribution, qui me permet de recalibrer mes questions, et, peut-être également, de revoir la manière dont je les expose. Je suis d'accord avec vous sur la majorité des choses que vous avez dites. Je ne pense d'ailleurs pas que nous soyons d'avis divers. Lorsque je parle de spiritualité - et c'est peut-être ce qu'il vous faut comprendre - je ne fais pas allusion à la pratique d'une quelconque religion que ce soit. A mon sens, la spiritualité, c'est une question de l'esprit et de ses émotions. C'est ce rapport que l'on entretient avec Son créateur. Pour ce faire, certes, les textes sacrés nous y aident, mais la méditation, une conversation avec Lui, nous y aide davantage. Et lorsqu'on comprend ce qu'Il veut de nous, la manière dont Il veut que nous vivions, l'on ne peut que vivre de cette manière-là, en respectant Ses préceptes. Vivre autrement en sachant cela, c'est comme savoir les dommages que peuvent causer le feu, et s'y jeter tout de même. Cela n'a rien à voir avec la réligion, du moins, à mon sens. Et si je ne parle pas de réligion, c'est parce que je ne fais pas de jugement de valeur entre les différentes réligions. Pour moi, n'est vraie que la spiritualité.
Quand je parle cependant de ceux qui vouent leur vie à la spiritualité, je fais allusion à ces dits réligieux des temps modernes, qui, dans l'exercice de cette profession de foi, ont trouvé une mine d'or. Je ne parle pas, bien entendu, des rares exceptions qui ne font pas de la religion ou de la spiritualité leur gagne-pain. Les religieux véreux, l'on ne voit presque plus que cela aujourd'hui. Des gens qui utilisent le nom de Dieu comme un fond de commerce. Des gens qui feignent de consacrer leur vie entière à la spiritualité, alors qu'en réalité, d'autres passions les animent. Si vous remarquez bien, ces gens-là feignent toujours d'être les plus saints au monde. On ne les verra qu'en tenue dite sanctifiée, et jamais à faire autre chose qu'étudier. Ils arguent devoir se recueillir, devoir s'éloigner des plaisirs de la vie, afin que d'autres hommes travaillent pour les nourrir et les vêtir. C'est cela que fuir la vie selon moi. C'est fuir ses vicissitudes, au nom de la spiritualité. Le travail est le propre de tout être humain. Vous me direz peut-être que ce qu'ils font, ces gens-là, est un travail ; alors, je vous demanderai : depuis quand est-ce que la spiritualité est un travail en soi?
Ce n'est pas un amalgame que je fais ; et je ne fais surtout pas allusion à tous ceux qui ont consacré leur vie à la spiritualité, car, dans un panier de fruits pourris, on peut en trouver un ou deux en état. Ce que je dis, c'est après moults observations que je suis arrivé à cette conclusion - si je puis l'appeler une conclusion. Des gens qui, n'ayant pu réussir dans la vie, s'auto-proclament "Homme de Dieu", ce n'est pas ce qui manque, vous en conviendrez. Sillonnez l'Afrique. Allez dans les pays où les difficultés sont le quotidien des gens, et vous verrez comment les réligieux des temps modernes exploitent la naïveté et la crainte que les gens ont pour Dieu.
Je suis d'accord avec vous lorsque vous dites qu'on ne pratique plus la spiritualité. Et comment la pratiquerait-on, puisqu'aujourd'hui, elle a été troquée contre je ne sais quoi d'autre? Sans vouloir faire une fixation : prenez l'exemple de l'absolution des péchés comme cela se fait aujourd'hui. Il suffit de quelques phrases toutes faites, répétées un certain nombre de fois, pour que vos péchés, quels qu'ils soient, soient absous. Et les gens les répètent, ces péchés, parce qu'ils savent désormais ce qu'il faut faire pour remettre le compteur à zéro. Est-ce cela la spiritualité?