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Le Blog de Marcus Da Writer

GIVE 1 PROJECT & MOI : GENESE, PROBLEMES & RUPTURE.

3 Avril 2014 , Rédigé par Da Writer Publié dans #De moi à vous

GIVE 1 PROJECT & MOI : GENESE, PROBLEMES & RUPTURE.

Un proverbe africain dit : « tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur. »

J’ai reçu, ce matin, étant au bureau, ce mail que vous pouvez lire sur l’image ci-dessus du Give1Project Sénégal. Après bientôt trois années passées dans cette organisation internationale à but non-lucratif dont le but est de faire émerger les jeunes leaders communauté par communauté, l’on s’est tout simplement débarrassé de moi en m’envoyant un mail de six lignes, avec pour objet : INFORMATION. En effet, le Give1Project Sénégal m’INFORME que je ne suis plus le Coordonnateur de l’organisation dans la ville de Saint-Louis, et me prie, par la même occasion, de bien vouloir retirer de mon profil Facebook le fait que je travaille dans/pour cette organisation. Ce qui est tout à fait risible et étrangement étrange, c’est qu’il y a moins d’une semaine encore, j’étais dans les locaux de ladite organisation, et j’ai rencontré aussi bien son fondateur que la directrice du bureau du Sénégal, mais personne n’a songé à me faire savoir que je ne devais pas être là, parce que j’avais été mis à l’écart. Et aujourd’hui, après que j’aie partagé l’interview réalisée par le site peuplesenegalais.net sur mon « journal » Facebook, je reçois ce mail m’annonçant, enfin, que je ne fais plus partie de la « famille » Give1Project.

Rassurez-vous, je ne ferai pas comme ces jeunes-là qui, après avoir quitté l’organisation, se mettent à la dénigrer publiquement. J’ai toujours pensé, et je continue de le penser, que la cause que défend le Give1Project est très noble, et que l’Afrique, en général, le Sénégal, en particulier, a besoin de telles initiatives afin que les jeunes prennent conscience de leur potentiel. Ainsi, ce billet n’a absolument pas pour but de dénigrer l’Organisation, mais plutôt d’exprimer mon mécontentement face à cette manière de se séparer d’une personne dont on a publiquement fait les éloges pendant deux années. J’aurais préféré que l’on s’y prenne autrement, et que l’on me dise, au moins, les raisons pour lesquelles j’ai été évincé de l’Organisation. Non pas que cela me dérange outre mesure, mais j’espérais qu’une organisation aussi grande et importante s’y prendrait autrement pour se séparer de l’un de ses membres. Je l’espérais.

Il me faut reconnaître une chose : il n’est pas facile de travailler avec moi, car je suis naturellement contre toute forme d’autorité sur ma personne. J’ai horreur de la contrainte sous toutes ses formes. Ainsi, il m’arrive de préférer travailler en solo, plutôt que de répondre à des ordres ou me plier à certaines règles auxquelles je n’adhère pas. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne me suis jamais vu, et ne me vois toujours pas, comme employé dans une boîte, à cirer les pompes à un boss qui me traiterait comme un moins que rien. Si je préfère mieux entreprendre que travailler pour une boîte, ce n’est pas faute de capacité, de compétence, ou autres, mais plutôt pour cette raison-là, outre le fait que je me sente plus utile en étant libre de mes actes. Cela, ce refus de la contrainte, je l’ai commencé avec mon propre père, face auquel je me suis souvent insurgé parce qu’il voulait à tout prix prendre toutes les décisions à ma place, et ne me faire faire que sa volonté. Aujourd’hui, mon père a appris à me comprendre, ce qui est tant mieux pour nos relations. Mais revenons-en au Give1Project.

LA GENESE

D’aucuns pensent que j’ai changé, que je suis devenu un engagé, lorsque j’ai fait la rencontre du Give1Project, ce qui n’est absolument pas le cas. Mon engagement pour la Jeunesse Africaine a commencé en classe de Terminale, au moment où je me suis mis à écrire un roman s’intitulant : ET SI ON CHANGEAIT L’AFRIQUE ? Ce qui m’avait poussé à m’engager de la sorte était le fait de constater la léthargie des jeunes africains dans une Afrique qui criait à l’aide, et que personne ne semblait écouter. L’idée de ce roman m’était venue après avoir réalisé que dans le programme sénégalais, en Terminale, pour les matières comme l’Histoire et la Géographie, sur vingt-deux leçons, les dix-neuf ne parlaient pas de l’Afrique. Nous connaissions donc mieux l’Occident que notre propre continent. Et c’est après en avoir demandé la cause à notre professeur d’Histoire et de Géographie de la Terminale, lequel m’avait répondu qu’il n’en savait fichtrement rien, que je me suis mis à écrire ce roman, que je n’ai malheureusement jamais publié. Par la suite, je me suis beaucoup intéressé à la politique, et ai commencé à écrire multiples articles pour inciter les jeunes à s’intéresser également aux questions politiques, ou du moins à ce qui se passait à ce moment-là en Afrique, car j’estimais que les jeunes avaient le droit et le devoir de prendre part aux instances de prise de décisions. Cependant, je savais que pour ce faire, il leur fallait s’intéresser un tant soit peu à la politique de leurs pays et aux questions que soulevaient leurs peuples. C’est donc cela qui m’a poussé, en 2011, à écrire mon premier livre s’intitulant LA JEUNESSE AFRICAINE A UNE VOIX. A ce moment-là, je ne connaissais pas du tout le Give1Project.

Le Give1Project, comme je n’ai cessé de le dire, je l’ai connu par le biais de la première coordonnatrice de l’Organisation dans la ville de Saint-Louis. M’ayant parlé de son intention de créer un bureau à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, et connaissant mon engagement et mon application dans le travail, elle m’a proposé de rejoindre l’Organisation, ce que j’ai tout de suite accepté. Les sacrifices que nous avons dû faire, l’équipe et moi-même, afin que notre travail soit valorisé, nous sommes les seuls à le savoir. L’ampleur de la conférence que nous avions par la suite organisée, sur laquelle j’ai travaillé sans relâche, malgré mes cours de Droit, a été le résultat de notre dur labeur. De cette équipe de Saint-Louis, nous ne sommes que deux à être restés, car les autres ont préféré abandonner le navire, parce que, et c’est ce que j’ai toujours pensé, leurs attentes n’étaient pas à l’image de ce qu’ils ont vu. Si j’ai continué, c’est parce que c’était la cause qui m’intéressait, et non les avantages que pouvaient offrir une telle organisation.

Je serai ingrat si je venais à dire que je n’ai pas eu droit à des avantages en étant membre de cette organisation. Si j’étais déjà assez connu au Sénégal et ailleurs pour mes écrits, mon appartenance au Give1Project est venue booster cette visibilité, laquelle s’est étendue sur le plan international. Travailler pour une telle cause était un honneur pour moi, car je me sentais utile. Lorsque j’ai rencontré le fondateur de l’Organisation, après lui avoir envoyé nombre de messages en inbox et par e-mail pour lui parler de ma personne, de mes projets, et de ma volonté d’être utile à l’Afrique, il m’a félicité pour le travail que j’étais en train d’accomplir ; c’était juste après la création de mon agence Da Promoter Agency. C’est encore lui qui m’a mis en rapport avec les membres du bureau de Dakar, avec lesquels je me suis tout de suite entendu, et avec lesquels j’ai fini par travailler. N’étant pas un très grand fan des bureaux, je faisais la navette entre St-Louis et Dakar, car il y avait aussi mes cours, et j’essayais au mieux de toujours répondre présent lorsqu’on faisait appel à moi. Si j’ai été choisi pour bénéficier de différents avantages comme, entre autres, le fait de rencontrer d’importantes personnalités, d’effectuer un voyage en Asie en tant que jeune leader d’Afrique, c’est bien parce que j’ai prouvé, par mon travail, par mon engagement, que je méritais tous ces avantages. Mais le fait d’être porté au-devant de la scène n’était pas pour plaire à tout le monde. Cela, je ne l’apprendrai que plus tard, et à mes dépens.

PROBLEMES :

Je n’ai jamais réellement eu de problème avec le Give1Project, encore moins avec l’un de ses membres. Cependant, j’ai, à maintes reprises, été l’objet de ouï-dire dont j’ignore toujours les sources, du moins certaines d’entre elles. L’on a dit de moi que je n’ai fait que me mettre en valeur lors de mon voyage en Asie, alors que j’aurais dû valoriser l’organisation. Or, sur nombre de mes photos, j’arborais le tee-shirt de l’organisation, et je suis même arrivé à convaincre certaines des personnes rencontrées lors de ce voyage d’intégrer l’Organisation. Par ailleurs, j’ai été le seul à faire un rapport de ce voyage et de ce que nous y avons découvert. Et pourtant, j’ai été celui que l’on a accusé de trop se valoriser au détriment de l’Organisation.

Comme si cela n’était pas suffisant, l’on est allé dire que je fais croire à tout le monde que je suis l’auteur du livre que le fondateur de l’organisation a écrit, alors que je n’ai fait que corriger le manuscrit qui m’a été envoyé. Lorsque j’ai été interpellé pour répondre à cela, j’ai trouvé la chose insensée, car, comment une personne pourrait-elle écrire l’histoire vécue par une autre, sans rien inventer ? Mais là encore, j’ai pris sur moi et n’en ai pas fait une histoire.

Lorsque j’ai organisé le forum des Jeunes Espoirs d’Afrique, à la suite d’un SMS que j’avais reçu et qui m’avait interpellé, l’on est allé dire que je profite de la visibilité que l’organisation me donne pour me mettre en avant au détriment des autres membres. Or, mes intentions, et je l’ai dit lors de cet évènement, étaient tout à fait autres. J’ai encore dû répondre pour cela, et l’on m’a mis face à un choix : « soit, tu associes les membres du Give1Project dans tes activités, soit tu vas en solo ». Ne voulant pas quitter le navire, et reconnaissant mon tort, je me suis excusé et n’ai plus organisé de forum comme j’avais promis d’en refaire. Paradoxalement, lorsque j’ai organisé le premier événement de Da Promoter Agency, et que j’ai invité les membres du Give1Project, en passant par la Directrice, aucun d’eux n’est venu, alors que l’on m’en avait fait la promesse, ce qui m’avait d'ailleurs poussé à assurer la présence du Give1Project lors de cet événement. Là encore, je n’ai pas fait d’histoire, et ai pris sur moi.

J’ai été récemment très malade, à telle enseigne que même les gens de l’extérieur que je ne connaissais pourtant pas, que je n’avais pourtant jamais vus, sont venus prendre de mes nouvelles, m’ont envoyé des messages de soutien. De tous les membres de l’Organisation, seuls quatre, qui sont d’ailleurs des amis, se sont enquis de mon état. Constatant cette indifférence, j’ai pris mes distances, tout en faisant savoir, par e-mail, que je restais disponible si l’on avait besoin de moi. De tous les mails que j’ai envoyés, aucun n’a eu de réponse. Mais je n’en ai pas fait un cas, et j’ai poursuivi mes propres activités, comme j’ai l’habitude, en me dépatouillant tout seul.

RUPTURE

La rupture, je l’ai vue venir ; seulement, je voulais qu’elle montre son visage. Lorsque j’ai sorti mon dernier livre Jeunesse & Education, lequel a été entièrement réalisé par des jeunes, sans le concours du Give1Project, je savais que cela serait mal vu. Je savais que l’on aurait préféré que j’allie l’organisation à laquelle j’appartenais à mes réalisations ; mais que faire lorsqu’on vous met en quarantaine sans vous en dire la raison ? Ce que je supposais est devenu réel lorsque j’ai vu que parmi les photos de la soirée Slam, il n’y avait pas la mienne, alors que j’étais celui qui l’avait ouverte, cette soirée. Mais là encore, je n’ai rien dit, bien que j’eusse clairement idée de ce que serait la suite.

Milton Berle a dit : « si l’opportunité ne frappe pas à ta porte, construis une porte ». Il fut un temps, je courrais après les aides, parce que j’avais des projets et je voulais absolument les réaliser. Chaque fois que j’avais l’occasion de parler d’un projet à une personne susceptible de me permettre de le réaliser, je n’hésitais pas. Mais j’ai fini par apprendre que cela me dévalorisait, et que je valais beaucoup mieux. Personne ne te valorisera si tu ne le fais pas toi-même. C’est une chose que j’ai apprise en côtoyant multiples personnalités influentes. Si tu veux être un grand de ce monde, comporte-toi comme un grand de ce monde, et l’on te verra comme un grand de ce monde. Mais si tu te dévalorises parce que tu es dans le besoin, tu resteras toujours la main qui demande, et tu seras toujours sous celle qui donne. Courir inlassablement derrière des gens en espérant qu’ils vous viennent en aide, c’est la meilleure manière de ne jamais rien faire soi-même. J’ai donc préféré trouver mes propres moyens et faire avec eux.

De ce fait, si je devais donner une ou des raisons – et je n’en suis absolument pas sûr – de cette brusque rupture entre le Give 1 Project et moi, je dirai que c’est parce que j’ai décidé de faire les choses par moi-même, de me mettre autrement en valeur, de poursuivre la cause que je défends sans devoir être dépendant de quelqu’un, et surtout, de me conduire comme une personne capable, indépendante. Si tel est le cas, alors je me réjouis de cette rupture, car elle me permet de me réaliser pleinement, d’être libre de faire ce que je pense être juste. Comme je l’ai déjà dit, j’adhère totalement à la cause que défend le Give1Project, et j’ai énormément de respect pour son fondateur, pas pour les mêmes raisons que le monde entier, mais surtout parce que j’ai eu la chance de le côtoyer et d’apprendre de lui des choses que le monde entier ne voit pas nécessairement.

Cela est donc officiel : je ne fais plus parti du Give1Project, mais j’encourage tous les jeunes intéressés par le volontariat, par le leadership, par toutes les causes que défend l’Organisation, de l’intégrer, car une chose est certaine, l’expérience sera belle et enrichissante. Ce billet, c’est le lion qui a décidé d’écrire sa propre histoire, avant que les ouï-dire commencent à le faire à sa place.

Da Writer.

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Commenter cet article

NMA 12/04/2014 17:31

Dommage,
Je trouve le concept du Give One Project intéressant mais Je suis atterrée par un tel manque de professionnalisme. Je suis sûre que ce que Dieu te réserve dans l'avenir est encore meilleur. Ils connaissent ta valeur et c'est visiblement cela le problème , Ils ont peur et ils ont raison d'avoir peur. Tia kaw tia kanam rek. Bonne continuation

Fatma Sy 06/04/2014 15:21

A leur péril mon frère. Et cela ne sera que du temps pour faire ton devoir: rendre justice avec tes écrits.

Fille du Mali 05/04/2014 13:33

Cela fait des mois que je te suis, et je dois avouer que tu ne cesses de m'impressionner par la beauté de ta plume, ton engagement, ta dextérité, et ta façon de penser. J'ai lu tous tes articles sans exception. Ce billet me touche singulièrement. Le mail que l'on t'a envoyé relève d''un total manque de professionnalisme et t'évincer comme ils l'ont fait était vraiment méchant! Ce billet doit être abondamment lu, surtout par les membres du Give1project. Ils ont eu tord de te traiter ainsi, c'est peu de le dire. Et de tels comportements ne peuvent que ternir leur image. Je me demande s'ils en sont conscients ! Bref, tu mérites beaucoup mieux. Continue à persévérer dans tes projets personnels. ''La meilleure vengeance est le succès massif'' Tu es un jeune extrênement brillant . L'avenir te réserve mille et une bonnes choses, j'en suis convaincue. Que Dieu te bénisse et t'élève de plus en plus haut !

Une jeune malienne.

Nabou 04/04/2014 11:38

Dommage pour eux!
Je ne t'ai jamais rencontré mais je reste convaincue que tu as donné plus que les autres dans cette organisation. Je crois juste qu'ils ont peur et sont jaloux de toi. Tu sais, Marcus, c'est toujours difficile pour les autres d'accepter que des gens comme toi fassent partie de leur équipe parce qu'ils le veuillent ou pas, tu t'es démarqué grâce à ton travail. Moi, je te dis, bon courage et le meilleur reste à venir. Et que ceci soit une leçon.
Je suis de tout cœur avec toi.

Mimii's 03/04/2014 23:18

Je suis écoeurée de voir à quel point l'être humain peut être à la fois égoïste hypocrite et malhonnête. Je pense que le véritable motif de toute ces diffamations contre toi n'est autre que la jalousie, la peur que l'autre nous devance et réussisse. C'est à cause de cela que l'Afrique ou le Sénégal devrai-je dire n'avance pas. Dou niou déme té beugu niou kène dème.


Moi je suis tes publications depuis assez longtemps pour voir combien tu t'investissais pour la cause de Give1project et je peux même dire que c'est grâce à toi si je l'ai connu. Comme tu l'as si bien dit sa cause est vraiment noble.
Dommage que ce ne soit pas le cas pour certains de ces membres vu la bassesse de leurs actes.
En tout cas le moins qu'on puisse dire c'est que l'auteur de ce message ne te portais pas dans son coeur...enfin je dis ça je dis rien.

Bref ce serait bien parfois si les gens pouvaient parler de vive voix au lieu de se cacher derriere des messages ou pis encore de parler derrière le dos du principal concerné franchement.

Frère laisse les parler et trace ta route.De toute façon ils vivront assez je l'espère pour voir que ce n'est pas à eux que tu dois ta réussite. Nous on croit en toi.

"Les rageux aboient et la caravane passe".