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Le Blog de Marcus Da Writer

DE L'ENTREPRENEURIAT : LA PERSEVERANCE

5 Mai 2014 , Rédigé par Da Writer Publié dans #De l'Entrepreneuriat, #Du Leadership

DE L'ENTREPRENEURIAT : LA PERSEVERANCE

Pour cette semaine, nous allons un peu changer de thème. Certes, il sera toujours question d’entrepreneuriat et de leadership, mais nous les verrons sous un autre angle, sans doute un angle tout à fait inédit pour certains d’entre nous.

Le thème sur lequel j’ai décidé d’écrire est la persévérance. Pourquoi la persévérance ? Parce que, loin d’être un concept dérisoire, sans conséquence, comme le pensent pas mal de gens, la persévérance est un passage inévitable pour atteindre le succès, quel qu’il soit ; et par succès, ne voyez pas seulement la réussite financière. Certaines personnes ont du mal à comprendre ces concepts – persévérance et autres – lorsque ceux-ci sont employés pour parler de l’Entrepreneuriat, du Leadership ou du Développement Personnel ; et ceux qui en parlent ne les aident pas non plus, puisqu’ils ne font pas toujours cet effort-là de les simplifier afin de les rendre accessibles à toute personne à qui cela pourrait être utile. De ce fait, lorsqu’on parle de persévérer, ou de l’importance de la persévérance, d’aucuns se disent que ce ne sont là que des mots d’encouragement, de beaux mots qui ne donnent malheureusement pas de résultats probants. D’autres, par contre, pensent que ces concepts ne sont efficaces que pour un type particulier de personnes, notamment celles qui connaissent ou ont connu le succès. Pour étayer leurs dires et défendre leurs arguments, ces gens se basent sur leurs propres expériences, leur propre vécu. Ils rappellent toutes les fois où ils ont persévéré sans jamais voir de résultat, toutes les fois où ils ont cru mais en vain. Le but de ce billet est justement de faire comprendre à ces gens qu’ils n’avaient pas suffisamment persévéré, autrement, ils auraient, sinon atteint leurs objectifs, du moins découvert quelque chose de bien meilleur à ce à quoi ils s’attendaient. On ne peut pas persévérer sans obtenir un résultat positif. Cela dépend juste de l’angle sous lequel on regarde. Je m’expliquerai plus bas.

Qu’est-ce que persévérer ?

De toutes les personnes qui m’inspirent au quotidien – je parle de celles qui vivent encore et que j’ai eu la chance de rencontrer, mais également de celles que je n’ai rencontrées qu’à travers leurs dires et écrits –, j’ai retenu une leçon, laquelle se retrouve dans chacun de leurs parcours aussi atypiques soient-ils. Cette leçon, c’est qu’il faut toujours persévérer. Toutes ces personnes, sans exceptions, n’ont atteint le succès qu’après avoir fait montre d’une persévérance sans pareille. Pour certaines d’entre elles, persévérer était la seule alternative : c’était réussir ou mourir. Il ne s’agissait plus d’un choix, mais d’une obligation. Pour les autres, cependant, persévérer était le moyen de prouver aux gens qui les entouraient et qui les croyaient incapables de réussir, qu’ils étaient bien capables d’atteindre le succès qu’ils briguaient. Cela était donc un défi qu’ils lançaient à leurs propres personnes. Persévérer était de ce fait un choix, mais un choix inévitable pour quiconque voulait réussir, atteindre quelque succès. Ces personnes savaient que pour réussir, il leur fallait persévérer dans la voie qu’ils avaient décidé d’emprunter. Un grand exemple, et celui que j’aime citer en premier lorsque je parle de persévérance, c’est Michael Jordan. Sa vie, son parcours, ses échecs et ses réussites ont été une inspiration pour moi. Parfois, lorsque tout devenait trouble, et que l’envie de retourner dans ma zone de confort me traversait l’esprit, je pensais à lui, à Michael Jordan, et je me disais : « si j’arrête maintenant, je ne saurai jamais si je pouvais réussir ou pas ». Abdiquer, abandonner, laisser tomber, étaient alors bannis de mon vocabulaire et de mes pensées. La persévérance augmente les chances de réussite. Cela est vérifié et prouvé par moi-même.

Albert Einstein disait : « je n’ai pas échoué ; j’ai trouvé dix mille moyens qui ne marchent pas ». Persévérer, c’est cela ; c’est aller d’échecs en échecs, mais continuer tout de même, avec cette ferme assurance que la réussite se trouve au bout de l’effort, et que nous ne sommes pas condamnés à l’échec. Si la dix millième fois ne marche pas, peut-être que la dix mille unième fois sera la bonne. Mais en arrêtant à la dix millième fois en se disant que c’en est assez, on ne saura jamais ce que nous réservait la dix mille unième fois. La plupart des gens, disait Ross Perot, abandonnent juste au moment où ils sont sur le point de connaître le succès. Ils laissent tout tomber alors qu’ils sont à moins d’un mètre de la ligne des buts. Ils abandonnent à la dernière minute de la partie, à un pas du touché gagnant. Et plus tard, ils se mettent à regretter. C’est lorsque les choses deviennent difficiles, et que l’on n’a plus une seule raison de croire, de continuer, parce qu’on est fatigué de buter contre ce même mur, parce qu’on en a marre de voir les autres nous dépasser, cependant qu’on s’échine à poursuivre dans cette voie-là, et ce sans la moindre assurance d’y réussir ; c’est à ce moment-là, lorsque tout porte à croire qu’il n’y a plus d’espoir, c’est à ce moment-là qu’il faut persévérer, et c’est à ce moment-là que le mot « persévérer » trouve tout son sens.

On ne persévère pas lorsque tout est facile, lorsque tout va pour le mieux. On persévère lorsque tout devient sombre, et qu’on ne voit même plus où nous mènent nos propres pas. On persévère lorsque tout le monde autour de nous est sûr et certain qu’on va se casser la tête, qu’on va échouer. On persévère lorsque notre propre cerveau nous dit que nous ferions mieux d’abandonner, parce que la réussite dans cette voie-là est impossible. Persévérer, c’est faire ce dix mille unième pas malgré la fatigue, lequel peut être le pas de la réussite comme celui d’un autre échec. Et dans le cas où il serait celui d’un autre échec, il faut se dire que le dix mille deuxième pas sera certainement le bon. C’est cette pensée-là qui accompagne et a accompagné les grands gagnants mondiaux. Ce n’est pas de la naïveté, c’est cela avoir la foi. La foi est la ferme assurance d’arriver à bon port, alors que les eaux sont déchainées et que notre navire ne cesse de tanguer. La foi, c’est croire qu’on va réussir, malgré notre background, notre passé, nos nombreux problèmes actuels, et tout ce que dit ou pense notre entourage de nous. La foi et la persévérance vont de pair. Persévérer, c’est avoir la foi. Winston Churchill disait : « Si vous traversez l’enfer, surtout continuez d’avancer ». Persévérer, c’est être conscient des difficultés, mais avancer quand même. C’est la qualité dominante chez les grands gagnants.

Pourquoi est-il important de persévérer ?

J’ai toujours pensé que la première entreprise sur laquelle il faut absolument travailler, avant de songer à en bâtir d’autres, plus grandes, plus valorisantes, c’est notre propre personne. Il est bien d’avoir de belles idées, de faire de grands projets, d’être animé de très nobles ambitions, mais si l’on n’a pas le profil idéal, celui qu’exigent toutes ces belles idées, tous ces grands projets et ces nobles ambitions, cela nous sera vain, car jamais l’on ne pourra les réaliser. Une personne qui ne sait pas prendre de risques, qui ne sait pas faire preuve d’audace, qui est incapable de persévérer, quelles que soient ces belles intentions, quelles que soient les opportunités qui pourraient lui être présentées, jamais cette personne ne pourra être un entrepreneur ou un leader, bref, un gagnant. C’est pour cette raison qu’il est opportun et impératif de travailler sur soi-même, de chercher par tous les moyens de se créer ce profil idéal, celui qui fait l’entrepreneur et/ou le leader, avant de penser à travailler sur un autre projet. Il faut se dire que la toute première entreprise qui mérite qu’on y investisse tout le temps nécessaire, toute l’énergie possible, c’est sa propre personne. Tel qu’on investit dans un projet auquel l’on croit, il faut également investir en soi-même. Et tel qu’on aimerait que notre entreprise, une fois créée, prenne de l’ampleur, il faut aussi souhaiter que notre propre personne prenne également de l’ampleur. Il faut le faire en étant cependant conscient d’une chose : l’entreprise que constitue notre personne est certainement la plus difficile qui soit. Sans même parler du conditionnement dans lequel nous baignons, des mauvaises habitudes que nous prenons ci et là, et des obstacles psychologiques auxquels nous faisons face au quotidien, notre personne est souvent peureuse, timide, voire faible, et manque totalement de confiance en elle. Il lui faut subir un véritable travail de fond afin qu’elle devienne audacieuse, courageuse, forte, et ait confiance en elle. Et ce travail-là n’est pas de tout repos. Bien entendu, il commence par l’envie, la volonté de changer, puis passe par l’action, car il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, et finit par l’aboutissement, le changement. Comme le dit le proverbe japonais : « tombez sept fois, relevez-vous huit fois »

Apprendre à persévérer fait partie du travail que l’on doit faire sur notre personne. La persévérance est ce qui permet à celui qui veut une certaine fille ou femme de parvenir à la conquérir. La persévérance est ce qui permet à cet élève qui ne pouvait pas obtenir la moyenne dans une matière quelconque, d’y avoir la note maximum. La persévérance est ce qui permet aussi à l’entrepreneur de faire fleurir son activité ; à l’artiste d’atteindre sa cible ; au leader de devenir un modèle pour les autres, et à l’homme de se réaliser. La persévérance est en somme ce qui favorise tout type de réussites, voilà pourquoi c’est un passage inévitable.

Souvent, nous nous trouvons face à des situations qui nous poussent à se demander si la voie que nous avons suivie est la bonne. Parfois, lorsque nous voyons d’autres personnes réussir aisément dans un domaine, alors qu’il nous faut travailler trois fois plus dur qu’elles pour atteindre les mêmes résultats dans ce même domaine, nous nous demandons si la chance est vraiment l’apanage de tous, ou si, au contraire, elle n’appartient qu’à un type particulier de personnes auquel nous ne faisons pas partie. Et d’autres fois, lorsque nous traversons des difficultés qui ne peuvent s’expliquer que par de chaudes larmes versées dans l’intimité de notre chambre, nous nous demandons si le bon Dieu existe aussi pour nous, ou s’Il n’est là que pour un type particulier de personnes. Durant ces moments, notre adversaire n’est plus autrui, celui qui nous veut du tort, mais nous-mêmes. C’est le doute qui s’installe qu’il faut combattre. C’est pendant ces moments où nous nous mettons à flirter avec nos nombreuses questions qu’il faut penser à la persévérance. La plupart des gens qui traversent ces moments difficiles ont tendance à penser qu’ils sont les premiers et les seuls à le faire. Ils se laissent aller à la mélancolie, sombrent dans une sorte d’anxiété, laquelle les bouffe peu à peu, et tue le peu de foi qu’ils avaient encore, parce qu’ils croient qu’il n’y a pas d’issue, ou que leur vie est foutue à tout jamais. Si ces gens n’ont jamais eu vent de l’importance de la persévérance, si on ne leur a jamais dit que c’est à ce moment-là qu’il faut persévérer, penser positivement, ils se laissent gagner par le stress, le blues et autres, et perdent finalement le combat.

Il est important de persévérer parce que les difficultés sont là et seront toujours là. Bon nombre avant nous ont connu pareilles, voire pires, difficultés. C’est leur foi en eux-mêmes, leur assurance, la persévérance dont ils ont fait montre, qui les a conduits vers le succès. Les plus grandes réussites mondiales vous diront toutes qu’il faut persévérer. Elles ne le diront pas juste pour vous encourager, mais parce qu’elles sont passées par là, et ont vu le bout du tunnel après des jours, des mois et parfois des années de dur labeur où le maître-mot était : persévérance. Il n’est pas cependant dit qu’il faille persévérer dans toutes les voies. Non ! On ne persévère dans une voie que lorsqu’on est sûr et certain que c’est cela qu’on veut faire et rien d’autre. On ne persévère dans une voie que lorsqu’on a jaugé nos propres capacités, et qu’on est certain d’être capable d’y réussir. Lorsque, plus haut, je disais qu’on ne peut pas persévérer sans obtenir un résultat positif, je pensais justement à ce cas de figure. Persévérer nous permet de développer de nouveaux talents et de savoir ce qu’on vaut réellement. On y tire toujours une leçon qui nous sera bénéfique tout au long de notre vie. C’est cette leçon-là, cette expérience, qui constitue la réussite. Le succès, après tout, ce ne sont que de petites réussites quotidiennes collées les unes aux autres afin d’en faire une grande réussite. Ce sont les petites victoires que l’on remporte quotidiennement qui conduisent à une grande victoire. Et persévérer, c’est aussi aller de petites victoires en petites victoires, jusqu’à atteindre le sommet. Pour finir, je vous laisse avec cette citation de Guillaume Le Taciturne qui disait : « Point besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».

Ibuka Ndjoli a.k.a Marcus Da Writer

Entrepreneur Social – Auteur - Conférencier

CEO Da Promoter Agency & Les Littérateurs

Site web : www.dapromoter.com / http://leslitterateurs.wordpress.com

E-mail : marcusdawriter@gmail.com / leslitterateurs@gmail.com

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