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Le Blog de Marcus Da Writer

VOUS ÊTES JEUNES : NE TROQUEZ CETTE RICHESSE CONTRE RIEN AU MONDE

1 Juin 2014 , Rédigé par Da Writer Publié dans #De moi à vous, #De l'Entrepreneuriat

VOUS ÊTES JEUNES : NE TROQUEZ CETTE RICHESSE CONTRE RIEN AU MONDE

Je discutais dernièrement avec un jeune aspirant entrepreneur de 18 ans, qui me parlait de ses nombreux projets et de ce qu’il espérait devenir dans les années à venir. Il disait, avec la fierté qu’ont les jeunes à cet âge, vierges de tout grand échec, qu’il serait, dans un futur proche, un chef d’entreprise réputé. Il se voyait déjà parmi les personnalités les plus riches d’Afrique. « Tu verras, me disait-il, je serai cité dans le Magazine Forbes. Attends juste que je lance ce projet-là. » Et moi, je le regardais avec ce sourire que force l’expérience, conscient de la réalité qu’il ignorait. Il m’avait l’air totalement naïf, croyant qu’il suffisait de le vouloir pour le pouvoir. Mais, étrangement, je trouvais sa naïveté intéressante. Il n’avait que des pensées positives. Pour lui, la route menant vers le succès était sans embuches. Et il en était foncièrement convaincu. Il me rappelait ma propre personne quelques années en arrière, lorsque, tout inconscient, tout candide, je croyais encore que le monde n’était fait que de blanc, et qu’il suffisait de travailler dur pour réussir. Aujourd’hui, je sais que le succès n’est pas une sinécure. Mais cela ne m’a jamais arraché cette passion qui m’a toujours consumé. Si je suis celui que je suis aujourd’hui, c’est justement pour cette raison-là. C’est la raison pour laquelle je suis toujours heureux de retrouver cette même passion, cette même fougue, chez d’autres jeunes. La passion : voici notre richesse à nous, jeunesse actuelle.

Pierre Corneille disait qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années. Nous le répétons souvent, mais n’y croyons pas toujours. Combien de fois des gens expérimentés, des adultes, ont-ils dit à plus jeunes qu’eux : « vous êtes beaucoup trop jeunes pour faire cela » ? Combien de fois ont-ils dit à ces mêmes jeunes : « Attendez d’être un peu plus âgés, d’acquérir de l’expérience, pour vous lancer dans cette voie-là » ? Et pourtant, ce sont des jeunes totalement naïfs pour certains, qui ont changé le monde. Je peux ainsi parler de Martin Luther King, qui, a 23 ans, était déjà engagé dans ce grand combat pour la liberté. Je peux également parler de Malcom X et de bien d’autres qui, à la fleur de l’âge, ont écrit l’histoire, en réalisant leurs plus belles prouesses. C’est maintenant, pendant qu’on est encore jeune, qu’on doit, et peut, réaliser nos rêves les plus fous, mettre en application nos idées les plus originales. C’est maintenant, pas dans quelques années. Dans quelques années, nous serons devenus vieux, aurons des responsabilités, et, conséquemment, des choses à perdre. Dans quelques années, nous auront peur du risque, serons devenus prudents. Dans quelques années, nous nous contenterons de peu ; nous troquerons notre passion, notre fougue de jeunesse, contre des voitures, des Rolex, une grande maison, pour ceux qui le pourront, et une famille. Dans quelques années, l’aventure ne nous attirera plus comme elle nous attire maintenant. Nous ne rêverons plus de grandes choses comme nous le faisons maintenant. Nous ne voudrons plus changer le monde, car, dans quelques années, nous aurons de l’expérience, et de bonnes raisons d’avoir peur. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, nous sommes pauvres en expériences et en argent, mais incroyablement riches en passion. Malheureusement, nous oublions souvent que c’est cette passion-là qui pousse les gens à réaliser ces exploits que les autres ne peuvent admirer qu’en s’extasiant. Nous sommes jeunes, soyons fous.

Steve Jobs avait 21 ans lorsqu’il a fondé Apple. Mark Zuckerberg avait 20 ans à la création de Facebook. Michael Dell avait 20 ans lorsque son entreprise a lancé le premier ordinateur Dell. Bill Gates avait 20 ans lorsqu’il a créé Microsoft. Larry Page et Sergei Brin avaient 25 ans lorsqu’ils ont créé Google. Et Richard Branson n’avait que 22 ans lorsqu’il a lancé Virgin. Tous ces grands noms que nous prenons aujourd’hui comme des modèles étaient pauvres en expériences et en argent lorsqu’ils ont commencé. Tout ce qu’ils avaient était cette intense passion qui les animait, qui les brûlait, les poussant à poursuivre leurs visions. Ils avaient en outre une certaine capacité à inspirer d’autres personnes à les rejoindre dans leur poursuite. C’est ce qui fera dire à Steve Jobs, en 1983, cette phrase épique adressée à John Sculley, alors PDG de Pepsico : « Dis-moi, John, préfères-tu passer le reste de ta vie à vendre de l'eau sucrée, ou veux-tu venir changer le monde avec moi ? »

La jeunesse est la période où tout succès commence. Si vous ne commencez pas maintenant, plus tard, ce sera trop tard. J’avais lu une citation en anglais qui disait quelque chose comme ceci : « Do it now ! Sometimes, later becomes never. » Vos folies, vos rêves, vos ambitions, c’est maintenant, pendant que vous êtes encore jeunes, que vous devez les réaliser, ou du moins, les commencer. On s’en fout que vous ayez de l’expérience ou pas. Combien de fois a-t-on vu des gens expérimentés dire à des jeunes débutants que leur business ne marcherait pas, et, quelques années plus tard, voir ce business connaître un fulgurant succès ?

Avez-vous déjà fait cette remarque ? Même lorsqu’il s’agit d’aborder une fille, les plus jeunes sont ceux qui y arrivent le mieux. Eux ne pensent pas à l’échec. Ils ne savent même pas qu’il existe, alors ils foncent, ils vont droit dans le tas, et obtiennent finalement ce qu’ils veulent. Il en est de même dans la vie de tous les jours, plus particulièrement dans la poursuite de nos objectifs. Arrêtez de vous focaliser sur ces gens qui disent que vous n'y arriverez pas, parce qu’ils ont de l’expérience de la chose, et savent ce qu’ils disent. Ils n’en savent rien du tout. Permettez-moi de vous raconter une petite anecdote. En 1860, aux Etats-Unis, on a fait appel à un groupe d’experts afin de dire ce que deviendra la ville de New York dans 100 ans. Ce groupe d’experts s’est réuni, a spéculé pendant un certain temps, puis, à l’unanimité, les experts sont arrivés à cette conclusion : dans 100 ans, la ville de New York n’existerait pas. La raison était simple. Basés sur des statistiques, des prévisions de tout genre, des courbes, des calculs etc… ils ont vu qu’avec l’augmentation de la population, il aurait fallu 6 millions de chevaux pour transporter la nouvelle population de 1960. Ils savaient qu’il était impossible de trouver autant de chevaux, sans parler des fumiers, et de ce qu’il aurait fallu faire des crottes. Or, 40 ans plus tard, en 1900, aux Etats-Unis, il y avait 1001 entreprises de constructions d’automobiles. L’idée de trouver une technologie innovante s’était imposée, faisant mentir ces experts-là. Cela pour dire que personne ne sait si vous réussirez ou échouerez. Les statistiques n’engagent que ceux qui y croient. Si vous voulez savoir si vous êtes capables de faire le Dakar-Gorée à la nage par exemple, ne restez pas sur la plage à vous poser la question : lancez-vous et vous saurez.

J’assume ce discours que je suis en train de faire. Oui, je vous dis de ne pas réfléchir : faites ce que vous avez envie de faire, et advienne que pourra. Il nous manque de la folie dans nos pays d’Afrique. Nous sommes trop prudents. Nous voulons tout planifier. Peter Drucker, un grand entrepreneur américain, mort à 96 ans, a dit ceci : « La planification est en fait incompatible avec la société et l’économie entrepreneuriales. » La planification, c’est le baiser de la mort pour l’entrepreneuriat. Quel que soit ce que vous voulez faire, osez-le ! Oubliez tous ces obstacles psychologiques, ce que diront vos parents, vos amis, la société etc… Oui, c’est vrai qu’il faut composer avec eux ; oui, c’est vrai qu’il faut les écouter ; mais non, ils ne doivent pas vous empêcher de faire ce truc de fou que vous rêvez de faire depuis un moment déjà. Ne soyez pas bêtes, comprenez ce que je veux dire par « ce truc de fou ». N’allez pas vous suicider.

Aux vieux qui se cramponnent à leurs fauteuils en vous répétant que vous êtes trop jeunes, c’est trop tôt, et vous rappellent votre manque d’expériences, dites-leur ceci : « contentez-vous de faire votre job, c’est-à-dire écouter nos idées et nos rêves. On ne vous demande pas d’imaginer comment les réaliser. Nous trouverons le moyen de le faire nous-mêmes. Et cela constituera notre expérience. Souvenez-vous qu’un jour, vous aussi étiez jeunes, et vous aviez vos rêves. Alors, laissez-nous poursuivre les nôtres, quoi que cela en coute. »

Je peux aisément comprendre un adulte qui a abandonné ses rêves à un moment donné à cause de certaines obligations, certaines responsabilités ; mais rien n’est plus chiant et plus tragique qu’un jeune qui n’est animé par aucune passion, qui ne poursuit aucun rêve, aucun idéal. Rien qu’à imaginer la vie de ces jeunes-là, j’en suis triste.

Vous êtes jeune : ne troquez cette richesse contre rien au monde.

Ibuka Ndjoli a.k.a Marcus Da Writer

Entrepreneur Social – Auteur - Conférencier

CEO Da Promoter Agency & Les Littérateurs

Site web : www.dapromoter.com / http://leslitterateurs.wordpress.com

E-mail : marcusdawriter@gmail.com / leslitterateurs@gmail.com

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