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Le Blog de Marcus Da Writer

CONVERSATION AVEC MOI-MÊME : CES PENSEES QUI ME TARABUSTENT (Part. 2)

6 Juillet 2014 , Rédigé par Da Writer Publié dans #Conversation avec moi-même

Un jour, je partirai. Je le sais. Peut-être pas demain. Peut-être pas dans un mois, ou dans une année. Mais un jour. Je quitterai ce monde pour un autre qui m’est encore inconnu. Un monde dont je ne sais absolument rien. Un monde dont l’existence porte encore à équivoque. Enfin, pour certains. Moi, j’ai la foi. Je crois qu’il existe. Ou peut-être que je préfère croire qu’il existe, vu que cela est plus rassurant. Bref, je n’en sais rien. Tout ce dont je suis convaincu, c’est qu’un jour je partirai. Franz Kafka a dit que le seul sens de la vie, c’est qu’elle finit. Un jour on est là, et le suivant, on n'est plus. Et chaque fois que je pense à ce jour où je partirai, une question me vient à l’esprit : que dira-t-on de moi lorsque je ne serai plus là ? Qu’aurais-je apporté à ce monde en compensation de tout ce qu’il m’a donné ? Lorsque j’y suis arrivé, j’étais nu. Je n’avais apporté ni vêtements, ni argent, ni biens matériels. Et lorsque je partirai, je n’emmenerai rien avec moi dans le monde de l’invisible : ni vêtements, ni argent, ni biens matériels. Ce qui veut dire que toutes ces choses après lesquelles je cours, comme le vulgum pecus, je les laisserai ici, dans ce monde. Alors, quel sens aura eu ma vie ?

Le sens de la vie : voilà encore une de choses qui me tarabustent. Quel sens a ma vie ? L’ai-je déjà trouvé, ou suis-je encore en train de courir après lui ? Et si je l’ai trouvé, comment savoir que c’est cela le sens de ma vie ? Si je ne l’ai pas encore trouvé, que faire pour le découvrir ? Toutes ces questions se heurtent à des murs dans ma tête. Je me rends compte qu’en vérité, malgré toutes mes lectures, tout ce que j’ai pu entendre, apprendre ; en vérité, je ne sais encore rien. L’être humain n’a pas encore accès aux choses essentielles. Aussi doué soit-il, toujours restera une chose face à laquelle il se trouvera l’être le plus ignare au monde. En ce qui me concerne, c'est cela : le sens de la vie. De ma vie.

Habituellement, les gens n’aiment pas qu’on parle de la mort. Cela me fait rire car, comme la vie, la mort est une évidence. Tous ceux qui ont eu à exister sont morts un jour. Tous. Sans exception. Même ceux qui ont été ressuscités, comme Lazare de la Bible, sont morts par la suite. Car la mort est le seul rendez-vous qu’on ne manque pas. Alors, je parle de la mort, comme je parlerai de la vie, de l’amour, ou du bonheur. La mort fait partie de la vie. Il faut la banaliser car, tôt ou tard, elle vient. C’est drôle et paradoxal que l’on veuille tous aller au paradis, mais qu’on veuille à tout prix éviter la mort, tout en sachant que c’est le seul chemin y menant. Moi, le paradis, je n’y pense pas. Il existe. C’est certain qu’il existe. Tous ces grands qui ont traversé le monde n’ont pas pu nous faire une blague aussi énorme. Alors, oui, il existe. Mais, franchement, il m’importe peu. La bonté dont je m'échine à faire montre, ce n’est pas pour gagner la récompense du paradis. Honte à moi si cela était ma motivation. J’aime cette bonté. J’aime le partage. J’ai fini par comprendre qu’en réalité on ne gagne rien. Tout nous est donné par quelqu’un. A notre tour, nous devons également donner pour que la chaine soit fermée. C’est cela qui me motive, et rien d’autre.

Dieu, j’y crois. Certainement pas comme tout le monde, car nous entretenons, Lui et moi, une relation singulière. Mais j’y crois. Je Le vois dans ma vie, et Il m’accompagne à chaque étape de mon existence. Si j’y crois, ce n’est point parce que j’ai été convaincu par une quelconque religion. Si j’y crois, c’est bien parce qu’Il m’a prouvé, Lui-même, qu’Il existait, et qu’Il était là. Mais Dieu a déjà trop fait. C’est à notre tour, êtres humains, de faire le reste du travail. S’Il a voulu que nous soyons bons envers nos prochains, c’est bien parce que c’est par nous qu’Il compte passer pour faire voir Ses largesses. C’est par ce pauvre homme qui donne du pain à une fille nécessiteuse. Par cette femme qui vient au secours d’un enfant que le froid matraque. Par ce millionnaire qui pense aux êtres n’ayant pas eu la chance qu’il a eu. C’est par chacun de nous que la bonté de Dieu se fait voir. Alors, c’est à nous qu’il incombe d’être bon. Voilà ce que je crois.

Mais je ne suis pas que bon. Heureusement d’ailleurs, car, bon est le synonyme de con. Et des cons, Dieu en a aussi créés en grand nombre, juste pour s’amuser un peu. Enfin, c’est ce que je me dis. Je divague présentement, car j’écris sans prendre le temps de penser mes mots. Ces pensées désordonnées viennent comme elles viennent et je les couche directement sur cette feuille virtuelle, sans me donner la peine d'une analyse. Il est certain que je suis en train de raconter du grand n’importe quoi. J’ai passé une soirée d’enfer. C'était le dérèglement général des sens. Et jusque-là, je n’ai pas les idées claires. Mais je voulais toutefois coucher ces mots avant d’aller rejoindre Morphée qui m’appelle depuis bien longtemps déjà. Il est 5 heures du matin.

Bref! Revenons-en à ma question du départ : le sens de la vie. Je sais que je courrai toujours après mes questionnements comme un chien après l’horizon. Mais tant que cela ne m’épuise pas, tant que je n’en meure pas, je continuerai de m’interroger. Je n’ai que ça, après tout : ma capacité à penser. Enfin, je crois.

Da Writer.

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Commenter cet article

Dii 07/07/2014 11:38

u crazy