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Le Blog de Marcus Da Writer

POURQUOI SUIS-JE CONTRE LE SYSTEME EDUCATIF SENEGALAIS ?

23 Septembre 2014 , Rédigé par Da Writer Publié dans #Le mot de l'Observateur, #De moi à vous

POURQUOI SUIS-JE CONTRE LE SYSTEME EDUCATIF SENEGALAIS ?

Dans son livre intitulé Le Petit Pierre, Anatole France écrit : « De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est l’école buissonnière qui m’a paru la meilleure. » Je pense qu’il n’aurait pas pu mieux traduire mon sentiment, quoique je n’aie été officiellement inscrit à l’école buissonnière qu’au moment de mes dernières années lycées (Seconde, Première et Terminale). J’ai eu la chance, dans mon enfance, entre 8 et 14 ans, de passer six années sans aller à l’école. Six années durant lesquelles je passais le clair de mon temps à lire tous les livres qui me tombaient sous la main, à m’adonner à des activités intéressantes comme le dessin, l’écriture, le football, le piano, le jeu d’échecs, le jeu de dames, le scrabble, et plusieurs autres auxquelles je n’aurais certainement pas pu être initié si j’avais été à l’école, et à réaliser des choses que l’on croirait aujourd’hui un enfant incapable de réaliser. Mais ensuite, parce qu’il fallait se fondre dans la masse, parce qu’il fallait faire comme tous les enfants de tout le monde – personne n’aime les marginaux, quels qu’ils soient –, j’ai dû réintégrer l’école, et, bien entendu, le système éducatif sénégalais. Je ne regrette cependant pas ce passage car, sans lui, je ne serais peut-être pas en train d’écrire ce présent billet, puisque je n’aurais pas suffisamment d’informations pour le faire.

POURQUOI SUIS-JE CONTRE L’ECOLE ?

Enfant, je n’avais aucune vision claire et précise de l’école idéale. Je ne me contentais que de faire comme tout le monde, c’est-à-dire me lever et aller à l’école ; faire de mon mieux pour avoir des résultats satisfaisants, et ensuite rentrer chez moi. C’était une routine d’un tel ennui, que je crois que si je n’avais pas trouvé une véritable motivation dans les moqueries de mes camarades de classe (Collège Sacré Cœur 2003-2004) à cause de mes premiers mauvais résultats scolaires (je ne savais pas résoudre une équation à une inconnue), j’aurais très tôt abandonné l’école, car j’ai terriblement horreur de la routine.

Mais si je suis contre l’école telle qu’elle est connue, c’est parce que, contrairement à ce que l’on croit, on y va pas pour apprendre, mais pour désapprendre, ou plutôt apprendre des choses qui, à la base, ne nous intéressent pas, et ne nous seront pas nécessairement d’une quelconque utilité dans le futur. Ainsi, en réintégrant l’école, j’ai été interdit par mon père de dessiner, sous prétexte que c’était une perte inutile de temps, et qu’il y avait mieux à faire (je dessinais les personnages de Dragon Ball Z et autres mangas) ; j’ai peu à peu arrêté d’écrire des histoires de fiction pour recopier les cours (pas facile de faire les deux) ; j’ai progressivement arrêté de jouer au football (parce qu’il me fallait travailler deux fois plus que les autres pour réussir, et que le football, pour mon père, était une perte de temps) ; j’ai perdu mon jeu au piano par manque de pratique (je n’avais pas appris le solfège, mais je pouvais jouer n’importe quoi, rien qu’en l’écoutant deux fois) ; j’ai arrêté de jouer aux échecs et au jeu de dames (ce n’étaient soudain plus des jeux pour les enfants) ; et j’ai même arrêté de lire tous les livres qui me tombaient sous la main pour ne me focaliser que sur ceux au programme.

L’on me dira que tout cela n’est pas bien grave, puisque j’ai appris les Maths, les Sciences Physiques, les Sciences Naturelles et autres. Sauf que peu à peu, ce que l’école détruisait, c’était ma faculté d’apprendre, ma curiosité, mon ingéniosité, ma combativité et ma créativité. Car, bien avant de recommencer à aller à l’école, j’avais déjà créé mon propre business à l’âge de 11 ans (je confectionnais des cartes de visite et autres cartes) ; je connaissais déjà les rouages de l’entrepreneuriat et nombre de stratégies pour vendre, car entre 13 et 14 ans, je m’étais improvisé vendeur de pagnes wax (je connais encore des tas de choses dans le domaine), et j’allais de maison en maison pour les proposer à des clientes, tout cela parce que je voulais m’acheter un synthétiseur (grand piano électronique). Mais l’école m’avait fait comprendre que parce que j’étais incapable de résoudre une équation à une inconnue, et que je ne savais pas ce qu’était une roche sédimentaire, je n’étais pas intelligent. Et le fait de ne pas être intelligent m’angoissait tellement, que j’étais prêt à tous les sacrifices pour devenir intelligent, quitte à tuer ma curiosité, mon ingéniosité et ma créativité. Car, sachez-le dès aujourd’hui, les études que nous faisons ne stimulent aucunement ces trois choses, bien au contraire. Les enfants vont à l’école pour être formatés et, à la place de leur génie inné, de leur faculté d’apprendre, on leur inculque des formules alambiquées de mathématiques, de sciences physiques etc.

POURQUOI SUIS-JE CONTRE LE SYSTEME EDUCATIF SENEGALAIS ?

Outre le fait qu’il soit entièrement calqué sur celui français, le système éducatif sénégalais (et tous les systèmes qui ont imité celui français) est inadéquat car il ne répond ni à nos besoins, ni à nos attentes. Loin de former des intellectuels, des penseurs, des chercheurs, ce système forme des succédanés d’intellectuels, penseurs et chercheurs, incapables de se départir de ce qu’ils ont appris, ce qu’on leur a inculqué, pour aller à la quête de la vérité, comme l’a fait l’éminent Cheikh Anta Diop, dont ils adorent citer le nom, mais qu’ils ne connaissent même pas. Il n’y a qu’à voir le programme de chaque cours dispensés pour se rendre compte de l’inadéquation de ce système avec les besoins du pays. Vous rendez-vous compte que sur 22 leçons d’Histoires en Terminale, seules trois traitent de l’Afrique ?

Le problème de notre système éducatif commence dès le primaire où, au lieu de révéler et réveiller le génie de chaque élève, en évaluant ses capacités (forces et faiblesses) et misant sur ses forces, afin de lui permettre de jouir de son plein potentiel, on détruit tout ce qu’il possède comme compétences, pour lui inculquer des compétences qui n’ont rien à voir avec ce pour quoi il est sur terre, et ce en quoi il est destiné à exceller. C’est pourquoi il n’est pas surprenant qu’un élève fraichement sorti du lycée, nouveau bachelier, soit incapable de dire avec précision ce qu’il veut faire plus tard. Il ne définit pas son futur boulot en fonction de ses compétences, de sa passion, mais plutôt en fonction du revenu qu’il peut faire.

Dans ce même système, les professeurs – et je ne parle même pas de leur manque de pédagogie –, ne sont pas des formateurs, des coachs capables de déceler le potentiel de chaque élève et l’amener à l’exploiter afin d’en faire un virtuose dans son domaine ; ce sont au contraire des ignorants, issus du même système, prisonniers des théories acquises grâce à leurs nombreuses lectures et aux cours qu’ils ont eux-mêmes subis, et incapables d’être de véritables modèles pour ces jeunes qu’ils disent enseigner. Je me suis toujours senti quelque peu supérieur à mes professeurs, et ce depuis mon retour à l’école. Certes, ils connaissaient pas mal de choses se trouvant dans les livres, mais, de la vie, j’en savais beaucoup plus qu’eux ; la preuve, lorsqu’ils ne me disaient pas que je posais trop de questions, parce que celles-ci les embarrassaient et qu’ils étaient incapables d’y répondre, ils disaient que j’étais un perturbateur, tout simplement parce qu’ils voulaient que je la ferme. On est bien loin du Cercle des Poètes Disparus. Beaucoup d’élèves sont plus brillants que leurs professeurs, mais parce qu’on les oblige à apprendre de ces derniers, ils ne laissent pas leur génie s’exprimer. Or, un génie qu’on étouffe, c’est un génie qui finit par s’enfuir.

Aujourd’hui, dans les plus grandes universités internationales, telles que Stanford et Harvard, pour ne citer que celles-là, ce ne sont plus les excellents résultats scolaires qui permettent d’être admis ou non, car cela est devenu chose commune de tomber sur des élèves avec d’excellents résultats. Ce qui permet d’être admis dans ces universités de renom, c’est la passion qu’on a pour quelque chose, l’ingéniosité, la créativité et la combativité dont on fait preuve. Car, dans une institution où tout le monde est intelligent, être intelligent ne vous diffère pas des autres, c’est être intéressant qui fait toute la différence. Or, pour être intéressant, il faut avoir développé des compétences extra-scolaires, ces mêmes compétences que notre système éducatif détruit. Le cas de Conrad Tao, virtuose du piano, est l’un des exemples qui illustrent le mieux cela. Conrad, outre son génie pour le piano, n’a pas eu un véritable parcours scolaire. Et pourtant, il a été admis à la célèbre université de Columbia. C’aurait été au Sénégal, on lui aurait dit que ce n’est pas suffisant.

Herbert Spencer, philosophe et sociologue anglais, a dit un jour : « Ce qui est le plus négligé dans nos écoles est justement ce dont nous avons le plus besoin dans la vie. »

Le système éducatif sénégalais, comme celui sur lequel il a été calqué, néglige ces choses, ces compétences dont nous avons besoin dans la vie. On investit dans les résultats scolaires, et pas du tout dans les compétences personnelles, qui font pourtant la différence entre celui qui pense, réfléchit, et agi en conséquence, et le robot qui ne sait que restituer aveuglement ce qu’il a appris. Dans sa Nouvelle intitulée Le Joueur d’Echecs, Stefan Zweig montre bien ce type de personne avec le personnage de Czentowicz, un champion d’échec arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnement stupide, mais que l’on prenait pour un génie parce qu’il savait jouer aux échecs, alors qu’il n’avait fait qu’apprendre comme un robot les rouages de ce jeu.

Ils n’ont aucun génie ces gens qu’on adule pour leurs excellents résultats scolaires. Il n’y a aucun mérite à cela. Navré de le dire, et peut-être que cela pourrait blesser certains ou me faire passer pour quelqu’un de suffisant, mais je le pense réellement. Le véritable génie, on le reconnait à sa manière d’appréhender la vie et à déjouer tous ses mauvais coups pour atteindre ses objectifs, quels qu’ils soient. J’ai moi-même pendant un certain temps été chanté en raison de mes résultats scolaires. J’ai aimé cela jusqu’à ce que je comprenne qu’avoir obtenu 18 de moyenne en Mathématiques ne permet pas de faire face à l’adversité ou d’atteindre ses objectifs dans la vie. Il faut arriver à oublier qu’on est intelligent parce qu’on excelle à l’école, pour apprendre à être intelligent dans la vraie vie, car en fin de compte, il n’y a qu’elle qui compte. Albert Einstein disait ceci : « ce qu’on appelle bon sens est en fait l’ensemble des idées reçues qu’on nous a inculquées jusqu’à 18 ans. »

Dans notre système éducatif, un surdoué est un élève qui a obtenu d’excellents résultats dans l’ensemble des matières au programme. Mais où est le génie en cela, lorsqu’on sait qu’une personne qui s’enferme et s’applique sérieusement peut atteindre les mêmes résultats voire les dépasser ? Cela, tout le monde en est capable. La preuve : jusqu’en 2004, j’étais incapable de résoudre une simple équation à une inconnue ; et pourtant, avec de l’application, je suis sorti premier de ma classe de quatrième avec 18 de moyenne en Mathématiques. Est-ce là être intelligent ? Maintenant, comparez : A l’âge de 6 ans, j’ai démonté entièrement une radio et l’ai remontée exactement telle qu’elle était ; à l’âge de 7 ans, j’ai appris à jouer au piano sans aucun professeur ; à l’âge de 10 ans, j’ai appris à utiliser l’ordinateur sans aucune aide, alors que personne dans mon entourage immédiat ne savait ne serait-ce que manier une souris ; à l’âge de 11 ans, je faisais un chiffre d’affaire hebdomadaire d’au moins 100.000F CFA, grâce aux cartes de visite et autres que je confectionnais ; entre 13 et 14 ans, j’ai pu me faire 300.000F CFA en moins d’un mois grâce à la vente de pagnes wax ; à 14 ans, j’ai réintégrer l’école, et là, plus aucun exploit jusqu’à mon baccalauréat. A 21 ans, lorsque je quitte à nouveau l’école, j’écris mon premier livre qui est publié la même année ; à 22 ans, je m’enferme dans mon appart et apprends à coder tout seul, ce qui me permet de créer un site web entièrement codé à la vieille école en HTLM et CSS (www.dapromoter.com). Au vu de cela, n’est-ce pas judicieux de penser que l’école, ou plutôt notre système éducatif, démolit le génie qui est en chacun de nous ? Je sais que cela peut paraître ridicule, mais essayons d’imaginer ce dont nous aurions été capables si l’on nous avait dit qu’on pouvait réussir autrement que grâce aux études !

MA VISION DE L’ECOLE IDEALE

J’ai appris de Magatte Wade, une serial entrepreneure d’origine sénégalaise, que la meilleure manière de critiquer, c’est en créant quelque chose de meilleur. Quoique j’en aie l’ambition, je ne suis pas encore capable, présentement, de créer ce que je pense être une école idéale. Cependant, j’en ai une vision et je vous la transmets ici.

Dans ma vision de l’école idéale, au primaire, avant d’apprendre aux enfants quoi que ce soit, on les évalue d’abord pour savoir quelles sont leurs compétences, celles qu’ils ont développées avant d’arriver à l’école. On ne peut pas vouloir éduquer des gens qu’on ne connait pas ! Si l’on m’avait demandé au primaire ce que je savais déjà faire, j’aurais pu leur montrer mes performances au piano et mes nombreux bricolages. Cette évaluation permettrait de savoir sur quelles bases partir avec les enfants, et que faire pour qu’ils soient épanouis en apprenant de nouvelles choses. Ceux qui ont une aptitude pour le dessin, auraient le dessin comme matière principale, et tout le reste en secondaire. Il en serait de même pour ceux ayant d’autres talents. Le but ici est de ne pas amener l’enfant à rompre avec les compétences qu’il a acquises avant de venir à l’école. Et l’on sait tous que lorsqu’on fait ce qu’on aime, et ce pour quoi on est doué, on est non seulement beaucoup plus à notre aise, car on sait ce qu’on vaut et on veut le montrer, mais on est aussi beaucoup plus épanoui et plus sociable, car on ne se sent pas inférieur aux autres, puisque nous avons chacun notre truc. Moi, avec tout ce que je savais déjà faire, je me suis longtemps senti inférieur à ces jeunes qui pouvaient avoir 10 sur 20 en Maths, alors que je n’avais qu’un malheureux 4 sur 20.

Dans ma vision de l’école idéale, l’enfant grandirait en se perfectionnant dans son domaine, tout en apprenant de nouvelles choses comme les langues, pas au détriment de la sienne propre, et les autres matières pour lesquelles il montre des aptitudes. Cela ne sert à rien de s’échiner à vouloir créer un physicien lorsque l’enfant est plutôt intéressé par l’art. Il ne faut pas essayer de réduire ses faiblesses mais plutôt accroître ses forces. On voit souvent des parents blâmer leur enfant parce qu’il n’a pas pu obtenir la moyenne en Mathématiques, alors qu’il a eu 20 en Dessin et 20 en Education Physique. On lui dit plutôt que cela ne vaut rien, comme si Michel-Ange, Picasso, Van Gogh, Usain Bolt, Muhammad Ali, Lionnel Messi ne valaient rien.

Dans cette vision toujours, l’enfant multiplierait les activités extra-scolaires, comme s’investir dans le social, où il apprendrait à aider son prochain ; créer une activité fictive génératrice de revenus (vous serez surpris de voir les idées que peut avoir un enfant si on le laisse penser) ; faire du théâtre, de la musique, ou des séances de lecture en public, afin qu’il soit à l’aise avec le public et apprenne à s’exprimer devant lui ; et enfin, visiter l’histoire de son pays et des grands hommes qui l’ont fait, car c’est ainsi que l’on devient patriote et qu’on décide de vouloir faire partie de ces grands hommes.

Dans cette vision de l’école idéale, les enfants deviendraient ce qu’ils sont destinés à devenir, car je crois que chaque humain sait d’instinct ce qu’il veut faire et ce qu’il veut devenir, comme l’enfant sait d’instinct quand il a faim, ce qu’il a envie de manger ou pas. C’est l’éducation qui étouffe cette volonté claire, car on enseigne aux enfants qu’ils ne peuvent pas devenir ce qu’ils veulent, qu’ils ne peuvent pas avoir ce qu’ils veulent, qu’il leur faut se contenter de ce qu’ils ont etc. Dans ma vision de l’école idéale, les enfants seront Superman si c’est réellement ce qu’ils souhaitent, car, comme l’a écrit Paulo Coelho : « c’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. »

Marcus Ibuka Ndjoli
CEO Da Promoter Agency
Author - Coach – Consultant
Social Entrepreneur – Speaker
Twitter : @marcusdawriter - #DaWriter
www.dapromoter.com/marcusdawriter.html

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Fati 06/12/2014 10:57

Bonjour Ibuka
Je cherchais le texte que vous aviez écrit sur l'humilité.
Ou puis je me trouver?
Merci d'avance

pcs 25/09/2014 22:28

merci MARCUS pour cet article j'ai beaucoup aimé et je trouve que le sujet mérite réflexion.
j'ai une question : pour un étudiant qui a passé 20ans avec ce système est il possible pour cette personne de retrouver son génie et de réussir de développer un potentiel malgré qu'il soit formater d'une certaine manière.
pour ton projet je t'invite à visiter le système scolaire Danois c'est très intéressant
merci encore pour tes réflexions

Fati 25/09/2014 14:35

Un réel manque d'humilité dans la plupart de vos textes. Les conclusions sont là quand même.
Ceci est juste une critique. Vous pourriez traiter vos sujets de manière très pertinente en vous départant de votre égo. Je rappelle que je ne cherche pas a vous jugez, ceci un juste une critique émanant d'une fidele lectrice.
Bien à vous Ibuka

konoufo 17/09/2015 13:18

C'est quoi l'humilité ? Dire que sa grosse voiture rouge est en fait une petite voiture verte ? L'humilité c'est de savoir reconnaître ses forces et ses faiblesses. C'est ce que fait Ibuka. Notre société nous a appris à confondre "fausse modestie" et humilité. Ça a fait de nous des hypocrites ultra-performants.

F.S 24/09/2014 18:48

Je me souviens d'une publicité ( des années 80 ) qui, je trouve, illustre bien le propos de cet article ; " Guy Degrenne : 0 en math , 0 en français, mais 20 en dessin, monsieur dessine des couteaux, des fourchettes... ça n'est pas comme ça que vous y arriverez dans la vie ! " C'était une pub vachement anticonformiste.

Mandiaye 23/09/2014 15:20

Enfin quelqu'un qui pense comme moi :')
You're so damn right