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Le Blog de Marcus Da Writer

ENTREPRENEURIAT : CE QU’IL FAUT SAVOIR DE CETTE VIE.

11 Septembre 2013 , Rédigé par Da Writer Publié dans #De l'Entrepreneuriat

ENTREPRENEURIAT : CE QU’IL FAUT SAVOIR DE CETTE VIE.

Entreprendre est dur. Si l’on vous dit le contraire, ce sont des mensonges. Devenir entrepreneur est vraiment dur, voire même très dur. Il faut en être conscient dès aujourd’hui, avant de décider de vous lancer dans cette aventure. Si vous croyez que devenir entrepreneur va vous rendre la vie plus simple ; laissez-moi vous dire que vous avez tout faut. D’apparence, la vie de l’entrepreneur est géniale. Vue par un autre œil que le sien, c’est un véritable paradis. Certains vont même jusqu’à dire que les entrepreneurs ont de la chance, car, ils sont leur propre chef ; ils ne rendent de compte à personne ; ils peuvent se lever à l’heure qui leur chante ; décider de ce que va être leur vie ; et, cerise sur le gâteau, ils font ce qu’ils aiment. N’est-ce pas génial ça ? Euh… en effet, ça l’est. Tout cela n’est pas faut, mais c’est selon.

Peu importe ce que vous avez eu à attendre sur le sujet, la réalité est toujours différente ; elle est toujours plus dure. A chaque entrepreneur, ses propres difficultés. Elles se ressemblent, mais ne sont jamais les mêmes, car, nous-mêmes ne sommes pas les mêmes –oui, je sais, c’est bizarre dit comme ça. Certains entrepreneurs aguerris sont trop fiers pour en parler, mais la vérité est qu’ils galèrent tous, ou ont tous galéré ; particulièrement à leur début, ce que nous pouvons aussi appeler « les faibles commencements ». Par tous, j’entends des plus grands noms de l’entrepreneuriat, jusqu’aux petits chefs de petites entreprises. Ceux qui réussissent à sortir du lot, sont une infime partie de courageux qui se comptent sur les doigts de la main. Croyez-moi, c’est une réalité.

En entrepreneuriat, il y a toujours beaucoup d’appelés, mais très peu d’élus. Il est évident que si c’était aussi facile, tout le monde serait entrepreneur ; car, qui a envie de travailler pour un patron qui, à l’évidence, se moque éperdument de vous et de vos rêves, et ne pense qu’à sa boîte ? Qui a envie de faire, pendant des années et des années, un boulot qu’il n’aime pas du tout ? Qui a envie de se lever tous les matins, qu’il pleuve, vente ou neige, pour se rendre au boulot ? Personne, c’est clair ! Si la plupart des gens le font, c’est parce qu’ils n’ont pas le choix, et parce que cette vie est mille fois plus facile que celle de l’entrepreneur, du moins à ses débuts. Magatte Wade, cette entrepreneure d’origine sénégalaise, fondatrice d’Adina World et de Tiossan, que j’admire parmi d’autres, a dit un jour que tout le monde n’est pas fait pour être entrepreneur. Certains ne veulent même pas être entrepreneurs ; soit parce que cela n’est pas dans leur projet, ou parce qu’ils n’en ont ni la capacité, ni les compétences. Voilà pourquoi il faut des entrepreneurs pour créer des emplois pour ces gens-là.

Créer des emplois : voilà une chose qui manque à la liste des pouvoirs de l’entrepreneur. Mais un entrepreneur qui crée des emplois, c’est forcément un entrepreneur qui a réussi. Il est évident que les employés doivent être payés. C’est le contrat. Et si vous n’avez pas de quoi les payer, ils iront forcément ailleurs. L’employé n’a pas de pitié. Il ne comprend que le langage de l’argent, car lui aussi a des obligations. S’il n’est pas payé, sa famille, ou lui-même, n’aura pas de quoi manger. Donc, si vous voulez qu’il vous aide à développer votre entreprise, il faut le rémunérer.

Mais où trouver cet argent ? En création d’entreprise, les ressources sont rares, et il faut vraiment se creuser la tête. Les banques, en Afrique, et plus particulièrement au Sénégal, ne financent pas. Et celles qui financent, n’accompagnent qu’un petit nombre de personnes. Il faudrait être solvable, mais surtout apporter soi-même un certain pourcentage, pour espérer bénéficier de leur prêt. Or, la plupart des entrepreneurs n’ont que leurs idées, et pas d’argent. Et ils ont besoin d’argent pour prouver que leurs idées étaient bonnes. Cercle vicieux. Pour faire quelque chose, il faut de l’argent ; mais pour avoir de l’argent, il faut faire quelque chose.

Heureusement, il y a les investisseurs. Ce sont le plus souvent des chefs d’entreprises qui ont blanchi sous le harnais, et qui ont réussi à hisser leurs boîtes à de hauts niveaux. Mais ces gens-là sont aussi drastiques que les banques, à moins d’arriver à les persuader du succès de votre idée. Pour ce faire, il faut s’appuyer sur un document d’une importance capitale, qui se nomme : le Business Plan. C’est le meilleur ami de l’Entrepreneur. Ce document est aussi important pour l’entrepreneur –afin qu’il ait une idée plus large de son entreprise-, que pour le potentiel investisseur –afin qu’il soit sûr de la potentielle réussite de l’idée d’entreprise. Mais peut-on vraiment être sûr de la réussite d’une activité avant de l’avoir testée, qui plus est lorsqu’on ne maitrise pas des données comme : est-ce que les consommateurs vont suivre ? En voilà un problème. Un premier vrai problème pour l’entrepreneur.

L’autre problème concerne le Business Plan en lui-même. Il ne s’agit pas d’un document écrit d’une traite grâce à Microsoft Word ou PowerPoint. Certains aspirants entrepreneurs font hélas cette erreur, ce qui leur coûte bien de refus. Mais ce n’est pas la peine de s’en vouloir car, d’autres, même avec de très bons et beaux Business Plan, essuient également des refus. Comment est-ce possible ? me demanderiez-vous. Eh bien ! C’est cela le pouvoir de l’investisseur. C’est lui qui fait la pluie et le beau temps ; et la plupart du temps, ces investisseurs préfèrent l’orage au soleil. Résultat des courses, il faut aller voir ailleurs.

Mais ne leur en voulez pas. La plupart d’entre eux ont été à votre place, et ont galéré comme vous avant de voir le bout du tunnel. Il est certain qu’ils ne donneront pas leur argent à une personne qui se décourage vite, ou qui, au premier refus, laisse tomber son idée, en se disant que celle-ci n’était pas bonne ! Non. Eux ont réussi parce qu’ils ont fait preuve de courage, d’obstination, de persuasion, surtout de persuasion. Ils ont trimé pour en arriver là. Alors, ils ne vont certainement pas vous faciliter la tâche. Donc, si vous êtes convaincu que votre idée est bonne, et que vous pouvez en faire une source de revenus, un distributeur d’emploi ; vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Cependant, il arrive que même après avoir frappé à maintes reprises à différentes portes, aucune d’elles ne s’ouvre pour vous laisser entrer. C’est normal, croyez-moi. C’est cela la vie de l’entrepreneur. Il doit essuyer échecs sur échecs, pour mieux apprécier la réussite. Mais comme le disait Wintson Churchill : « Si tu traverses l’enfer, ne t’arrêtes surtout pas ». Il faut donc continuer, se battre encore, passer des nuits à veiller, polir et repolir votre idée, améliorer tous les aspects, descendre sur le terrain, en parler à tous ceux qui peuvent vous apporter l’aide la plus infime, essuyer leur refus, mais continuer quand même. Cela, certains le font pendant des jours, des mois, voire des années ; mais ils n’abandonnent pas, car ils savent ce qu’ils poursuivent, et sont conscients que la voie qu’ils ont empruntée est tout sauf facile. Ils essuient refus sur refus, voient leurs idées bafouées, ridiculisées, rejetées, traitées de folles, voire d’utopiques. Il arrive même qu’ils baissent les bras, décident de laisser tomber, passent des nuits à regretter cette voie ; mais le lendemain, se remettent au travail. Pourquoi ? Parce qu’il y a une chose qui les maintient debout, et les pousse à pousser encore plus loin, au-delà de leurs limites. Cette chose, c’est l’objectif qu’ils se sont promis d’atteindre, et qui les a poussés à vouloir entreprendre.

Entreprendre est dur, c’est vrai ; c’est compliqué, c’est aussi vrai ; c’est difficile, oui, très ; mais ce n’est pas impossible. Et lorsque vous atteignez votre objectif, et que vous voyez vos idées prendre enfin vie, vos projets devenir réels, et vos espérances se confirmer ; alors, vous regardez dans votre rétroviseur le chemin parcouru, et vous vous dites : « ça y est, j’ai réussi. J’avais raison de croire en moi ». Et demain, lorsqu’un aspirant entrepreneur viendra vous demander d’investir une partie de vos gains dans son idée d’entreprise, vous le regarderez dans les yeux, et lui demanderez, sans sourire : « Avez-vous assez de souffle pour entreprendre ? » Il vous répondra certainement que oui –ils répondent toujours oui. Alors, vous lui demanderez : « Qu’est-ce qui prouve que votre projet réussira ? » Il vous sortira toutes sortes de raisons : vous donnera des chiffres, des faits, des preuves parfois même irréelles, et tout ce qu’il pourra trouver pour vous convaincre de son idée. Mais vous ne serez pas convaincu, et vous lui demanderez de vous apporter son Business Plan, parce que désormais, vous saurez qu’entreprendre n’est pas chose facile, et qu’elle n’est pas donnée à n’importe qui. Et c’est justement pour cela qu’il faut oser entreprendre.

Da Writer.

Sur les chemins sans risques, on n'envoie que les faibles.

Hermann Hesse

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