POEME : LE CHEMIN DE LA VIE
Quand le ciel se fait aussi lourd qu’une marmite,
Et qu’il enfante des jours aussi noirs que la nuit,
Quand les battements du cœur imitent la dynamite,
Il pleut de la mélancolie qui remplit le cœur d’ennui.
Quand la terre devient plus légère que l’air,
Et qu’elle fait pousser des fleurs de furie,
Quand l’esprit s’en va flirter avec l’impalpable éther,
Il germe de la haine dans nos journées de féerie.
Quand les ténèbres possèdent à loisir le destin,
Et qu’ils nous drainent vers des destinées ténébreuses,
Quand nos rêves deviennent soudain mutins,
Il nait dans nos esprits des ambitions brumeuses.
Alors, du plus profond de notre âme déchue,
Nait, d’une braise naguère éteinte, une flamme,
Un feu qui élève vers le ciel ses forces échues,
Pour, de notre œil harassé, faire couler une larme.
Il s’en suit dès lors les tambourinements du temps,
Des tic-tacs qui empruntent le rythme du cœur,
Naïf, on se dit que l’on a bien fait son temps,
Puis l’on réalise que la vie n’était en fait qu’un leurre.
Da Writer - 2014
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