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Le Blog de Marcus Da Writer

CES SILENCES COMPLICES QUI NOUS TUENT A PETIT FEU

18 Septembre 2014 , Rédigé par Da Writer Publié dans #Le mot de l'Observateur

CES SILENCES COMPLICES QUI NOUS TUENT A PETIT FEU

Le plus grand mal de notre époque, et éventuellement la plus grande réussite de ceux qui gouvernent réellement le monde, est le silence auquel l’on nous a subtilement contraints, celui auquel l’on nous a acclimatés, et que, par souci de sécurité, sur tous les plans, économiques et religieux surtout, nous préférons à la dénonciation des maux que nous subissons ou que nous voyons nos semblables subir au quotidien. Ce silence-là est nocif. C’est un poison au gout sucré qui nous tue à petit feu. Avant que l’on ne se rende compte du danger qu’il constitue, nous sommes morts, emportés par le chagrin continuel, le mal de vivre que l’on n’a pu combattre, et ces nombreuses choses que nous avons passées sous silence. Pour vivre heureux, il faut vivre caché, a-t-on dit. Cela veut-il également dire qu’il faut vivre caché si l’on est malheureux pour espérer vivre heureux ?

L’on nous fait croire que le bonheur est une quête personnelle et perpétuelle, afin que nous ne nous consacrons, tous individuellement, qu’à sa recherche, cependant que derrière nous s’établit, à chaque nouveau pas vers ce bonheur, un malheur relativement plus grand. Impossible de se retourner, car il faut courir, sans jamais s’arrêter, vers le bonheur. Le voilà le sens de perpétuel. En réalité, cela est une volonté tacite de certaines gens de nous détourner de nos maux quotidiens et nous empêcher de hurler notre mal. « Allez vers le bonheur ! disent-ils. Cherchez le bonheur ! Préférez la paix ! Ne vous attardez pas sur ceux qui vous font du tort. Ne regardez pas à vos problèmes, allez plutôt vers le bonheur. » Mais quand donc distancerons-nous le malheur pour connaître enfin ce bonheur et en jouir, si à chacun de nos efforts, le malheur se rapproche de plus en plus, et que l’on nous interdit de le combattre en le dénonçant ? La quête du bonheur apparaît dès lors comme une quête inutile, impossible, à moins d’être prêt à s’y consacrer corps et âme, c’est-à-dire se détacher complètement des choses de la vie pour vivre en ascète. Mais qui cherche le bonheur, nous le savons fort bien, évite les confrontations, les protestations, les plaintes incessantes, parce que, dit-on, cela nuit à son propre esprit. Et parce que nous briguons la santé de nos esprits, nous choisissons le silence complice qui, à petit feu, tue nos semblables et nous-mêmes, en priant qu’il ne nous tue pas trop vite. Voilà le mal que nous subissons et que nous ne pouvons dénoncer, parce que nous sommes trop occupés à courir après le bonheur, à chercher une paix utopique, un succédané de bien-être. En cela, nous sommes complices.

Il faut savoir une chose : le bonheur ne saurait être une quête exclusivement personnelle. Il faudrait, pour que cela soit vrai, que nous soyons des êtres solitaires et autonomes sur tous les plans. Car, tant que nous aurons des attaches sociales, notre bonheur sera tributaire de celui des gens avec lesquels nous sommes liés. Un père peut-il être connaître le bonheur pendant que sa femme ou ses enfants sont malheureux ? Comment, en ce cas, le bonheur peut-il être une quête exclusivement personnelle ?

Nous avons été conditionnés, comme des chiens, nous avons été dressés pour ne pas mordre sans autorisation. Nous ne répondons plus que machinalement à certains reflexes qui nous ont été inculqués depuis l’enfance. Entre plusieurs choses, l’on nous a appris à ne pas se plaindre, car les plaintes viennent du Malin, et que cela détruit, dit-on, notre paix intérieure. A défaut de se plaindre, nous fermons les yeux, supportons, et passons à la trappe ce qu’injustement nous subissons. Et comme si cela n’était pas suffisant, l’on nous fait croire qu’il y a derrière ce qui nous arrive une volonté divine de nous mettre à l’épreuve. Il y a lieu de se demander pourquoi seuls les pauvres gens sont mis à l’épreuve, et jamais ceux qui détiennent le pouvoir ? Le Divin n’a-t-il pas également des projets pour eux, ou sont-ils tout simplement dispensés de toute épreuve ?

La plainte est une réaction naturelle. C’est la manifestation des maux que l’on ressent et qui ne trouvent pas de solutions. Si on nous enlève cette liberté-là, que nous reste-t-il ? Doit-on toujours tout supporter en silence en espérant que les choses iront mieux d’elles-mêmes ? Nous disons préférer la justice divine, celle qui doit s’abattre sur tous ceux qui font du mal, à la justice des hommes. Mais d’où vient donc cette promesse que le Divin règlera les comptes de ceux qui nous persécutent ? A-t-Il envoyé un message dans le genre « laissez-moi m’occuper de ceux qui vous font du mal, et occupez-vous de ne faire que le bien » ? Cette promesse nous est habituellement faite par nos chefs religieux qui, prêchant la paix, nous regardent également subir les plus grands maux en silence, cependant qu’eux-mêmes jouissent de vies on ne peut plus aisées. Qu’ont ces gens de plus que nous pour mériter de meilleures existences aux nôtres ? Si vivre dans le malheur, la misère, et subir continuellement l’injustice humaine est, comme ils le disent, le calvaire du croyant, pourquoi ne vivent-ils pas eux-mêmes des vies similaires ? Pourquoi ne connaissent-ils pas ces calvaires du croyant ? Eux vivent majoritairement bien, sans inquiétude, et pourtant, ce sont les premiers à prôner la paix, à empêcher les plaintes, les révolutions, en promettant que le Divin se chargera du sort de ceux qui nous font du mal. Il ne faut surtout pas réagir, nous enseignent-ils. Si l’on te frappe sur une joue, tend l’autre. En ce cas, si l’on tue l’un de tes enfants, emmène donc l’autre pour qu’il soit également tué ! L’on nous dit que le Divin pourvoira, et l'on nous invite au silence, à l’inaction. Pendant ce temps, le Divin lui dit qu’Il a donné à l’être humain tout ce qu’il lui faut pour trouver des solutions à ses problèmes. N’y a-t-il pas une contradiction-là ?

Le silence qui prend la place de la dénonciation est un mal qu’il faut bannir. Quoi que puissent dire les religieux, les politiques, ou les dits sages, aucun être ne devrait accepter de souffrir en silence. Si tel était le cas, les animaux ne hurleraient pas leurs maux. Si le silence était naturel, l’on ne sentirait pas cette boule à l’intérieur de nous chaque fois que l’on décide de demeurer silencieux malgré les maux que nous subissons. C’est justement parce qu’ils savent leurs peuples silencieux que nos dirigeants se permettent de faire ce que bon leur semble. Ils savent que ces peuples ne se révolteront jamais. Ne sont-ils pas des religieux ? Leurs chefs religieux leur enseigneront assurément la paix et son importance. On leur invitera à aller à la poursuite du bonheur, de telle sorte qu’ils ne penseront pas à la révolte. On leur dira que ce qui leur arrive est la volonté divine, ainsi ils ne verront pas que nous sommes les responsables. C’est un peu ce que font certains parents avec la fée des dents ou le Père Noel. Sauf qu’en lieu et place de l’argent et des cadeaux, ce sont des maux de tout genre qui nous sons livrés. Ils sont chafouins, ces gens.

Quand comprendrons-nous enfin que politique et religion travaillent de mèche ; que ce sont deux sœurs d’un même père qui, pendant que l’une nous frappe, l’autre nous caresse pour ne pas que nous ripostions ? Et cela est si bien ancré dans nos esprits que, même lorsque c’est l’un de nos parents qui nous fait injustement du mal, par respect dit-on, il ne faut pas réagir. Il faut demeurer silencieux, et ne surtout pas dénoncer ce mal. Peu importe s’il vous tue à petit feu ; peu importe s’il pourrit votre existence et vous empêche d’être heureux. Et le meilleur conseil que les gens ont trouvé pour apaiser notre cœur meurtri, c’est de nous demander d’oublier. L’on dit à la fille qui s’est fait violer par son propre père qu’elle doit oublier. L’on dit à l’autre que la mère a poussé à la prostitution qu’elle doit oublier. L’on dit à cet enfant sévèrement battu, et ce sans aucune raison pouvant justifier cela, qu’il doit oublier. L’on dit à la femme à laquelle on a enlevé les deux enfants, qu’elle doit oublier. Et l’on dit à ce père qui a vu l’entreprise de toute une vie volée et détruite qu’il doit oublier. Parce qu’oublier permet, parait-il, d’avancer. Faites donc injustement du mal à ces gens qui vous invitent à vous taire et à oublier, et regardez si eux-mêmes voudront se taire et oublier.

Il faut tuer le silence complice, celui qui prend la place de la dénonciation. C’est un leurre ce que nous disent ces gens qui feignent de nous vouloir du bien. Il faut oser dénoncer. Le malade qui ne dit pas son mal en mourra. Ce que vous avez subi, il faut oser le dénoncer. Nul ne devrait, pour quelque raison que ce soit, supporter en silence des maux non mérités. La bouche est faite pour parler. Et si vous ne le pouvez avec votre voix, plusieurs autres moyens sont là pour vous permettre de dire votre mal afin d’en être libéré. Utilisez ces moyens-là ! Dénoncez ! Dénoncez ! Ne demeurez pas silencieux. C’est un piège. Cela est fait exprès pour vous garder dans la souffrance. En dénonçant, les coupables prennent peur et ne répètent plus leurs actes. Mais en demeurant silencieux, ils prennent confiance, sachant que c’est là votre plus grande faiblesse. Trop de gens préfèrent garder le silence, sous le prétexte fallacieux qu’ils veulent maintenir la paix. Avant de chercher la paix extérieure, briguez celle intérieure en premier, car c’est de là que viendra la première. Si vous n’êtes pas capable de faire la paix avec vous-mêmes, vous ne pourrez pas la faire avec le monde extérieur. Et la paix avec vous-même commence par la dénonciation de ces maux qui vous rongent, ces souffrances que vous supportez depuis si longtemps déjà. Tuez le silence complice avant qu’il ne vous tue.

Marcus Ibuka Ndjoli
CEO Da Promoter Agency
Author - Coach – Consultant
Social Entrepreneur – Speaker
Twitter : @marcusdawriter - #DaWriter
www.dapromoter.com/marcusdawriter.html

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millia 23/01/2016 19:11

Bonsoir chèrs frères et soeurs

Je m'apelle millia Durayir

Je fais ses témoignages pour témoigner la compétence d'un vieux vraiment formidable.

Je vous assure que j'ai eu à contacter plusieurs marabouts qui sont rien que des faux , des menteurs, des escros je ne sais plus quoi les qualifiés mais suite aux plusieurs recherches je suis tomber sur ce vieux qui m'a vraiment redonner le bonheur , le bonheur que je recherche depuis tant d'années il est vraiment formidable je souffrais d'une rupture avec mon mari il m'a quitté cela à fait 1 an 1 mois et mème au boulot j'ai perdu le travail mon père était gravement malade mais dans un interval de 3 jours je vous rassure que j'ai eu des miracles dans ma vie grace à ce vieux aujourd'hui je vis bien avec mon mari , mon père est guérit, on m'a rapellé au boulot et j'ai mème reffuser mais actuellement je suis dans un autre service qui est mieux que l'autre vraiment je ne sais pas comment remercié ce vieux il m'a travailler sans me prendre un euro j'ai d'abord eu la satisfaction avant de le récompenser vraiment il est très bon ce vieux . Alors vous qui souffrez de n'importe que problème , vous qui avez n'importe des soucis ne vous faites plus de souci contacté directement ce pas son adresse: abram.marabout@yahoo.fr